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 #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.

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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 12/03/2016
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MessageSujet: #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.   Mar 19 Avr 2016 - 23:24


 
your hand in mine marching to the beat of the storm
Alexis & Sidney
« tu sais que je vais juste chez mes parents, hein ? t'auras même pas l'temps de t'en apercevoir que je serais déjà revenue alors fais pas cette tête j't'en prie. » je penche ma caboche sur le côté en poussant un soupire. manny n'est décidément pas d'accord pour que je découche cette nuit. le truc, c'est que j'en ai besoin et qu'elle le sait. il y a trop de paramètres à prendre en compte pour que je reste dans l'attente plus longtemps. « je sais, mais j'ai pas l'habitude que tu t'absentes tout un weekend. et puis, t'sais sid', c'est pas en fuyant que les choses vont s'arranger ? » elle croise les bras sur sa poitrine et moi j'arque un sourcil. « ah non, me parle pas de lui, c'est pas l'moment. et puis, je ne fuis pas j'te signale. il n'y a rien à fuir de toute façon. » je me replie comme une huitre. comme d'habitude lorsque ce sujet est abordé. à son tour de pousser un long soupir. « aller viens là. » elle m'attire dans ses bras. je ne résiste pas. comment le pourrais-je ? mes yeux se ferme dans un automatisme déconcertant. ce sera aussi difficile pour elle que pour moi. il n'y a jamais rien qui va quand on est loin l'une de l'autre. cela dit, c'est pour la bonne cause que j'ai décidé de retourner chez mes parents pour le weekend. et puis, ce n'est pas comme si je changeais de continent. je change juste de quartier et la réception est très bonne chez les vieux alors le téléphone chauffera. ou pas d'ailleurs, parce que j'ai d'autres projets. je dépose un baiser sur le front de ma meilleure amie et je la laisse plantée là, en plein milieu de notre salon, tout aussi ridicule soit-il. elle serait capable de m'attendre au même endroit, sans bouger, pendant les deux jours que je vais passer sans elle. je suis presque certaine que, quand je reviendrais, elle sera encore dans la même position, à la place exacte à laquelle je l'ai laissé. il n'y a rien qui tourne rond quand on est séparées, c'est déconcertant.

depuis que ma mère m'a appelé, mon cerveau est en ébullition. trop d'idées, trop de questions, trop d'enthousiasme à remettre les choses dans le bon ordre. j'ai manqué à mon devoir. cela fait un moment que je n'ai pas pointé le bout de mon nez chez mes parents. et, rien que pour ça, je ne devrait pas mériter un accueil chaleureux. et pourtant, je doute d'avoir un tête d'enterrement à mon arrivée. en tous cas, il y en a un qui a intérêt à être en forme quand je vais débarquer, sinon je promets de le tuer. on est vendredi. ma mère m'a appelé, anxieuse, ce matin. alexis n'est pas dans une forme olympique. elle sait qu'il compte énormément pour moi. c'est pour ça qu'elle veille si bien sur lui quand mes cours me prennent un peu trop de temps ou que mon boulot me prend mes soirées. elle ne sait pas tout, loin de là même. mais elle fait ce que je lui demande sans trop poser de questions. elle sait que j'ai mes raisons de m'inquiéter et que le paternel n'est pas vraiment l’archétype du mec charmant. alors ça l'arrange de prendre soin d'alexis. mon père a une réunion ce soir, il rentrera tard. à peu près comme tous les vendredis en fait. elle ne sait plus trop s'il a vraiment des réunions ou s'il s'est trouvé une maîtresse. elle s'en moque un peu en réalité. il y a vraiment des fois où je ne comprends pas ma mère. mais elle va bien, c'est le principal. elle m'a dit qu'elle devait rejoindre des amies et qu'elle nous laisserait donc un peu de liberté pour que je puisse retrouver alexis. j'aime ma mère de tout mon coeur. surtout quand elle fait ce genre de choses. elle sait à quel point nous sommes proches. elle sait qu'il se confiera à moi quand il peine encore à lui parler, à elle. ainsi, j'ai su à quelle heure il serait à la maison. dans mon excitation, j'ai décidé de me planquer derrière la haie en l'attendant. il va faire une crise cardiaque si je lui fais peur alors je prévois de ne pas l'aborder comme une furie. ce serait con. d'ailleurs, le voilà qui arrive. un sourire se dessine sur mes lèvres. un sourire sincère, comme toujours lorsque les choses le concernent. sortant de ma cachette en toute discrétion, j'ajuste le sac de sport, contenant mes quelques affaires pour mon séjour, sur mon épaule et replace une mèche de cheveux derrière mon oreille. elle me gênait la garce. bref. « hey stabler ! on t'as déjà dit que t'étais franchement plus mignon avec un sourire ? » accroche de merde, mais c'est ma spécialité. m'avançant de quelques pas dans sa direction, j'imagine déjà sa réaction parce que je sais très bien qu'il a reconnu ma voix, dès le début.
 

 
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Fée Clochette
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MessageSujet: Re: #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.   Mar 19 Avr 2016 - 23:51


your hand in mine marching to the beat of the storm
Sidney & Alexis
Depuis sa rencontre avec Cillian, le quotidien d'Alexis s'est retrouvé quand même amélioré à l'université. Les rumeurs n'ont pas cessées, mais au moins il n'y prête plus autant attention. Et en dehors des cours, heureusement qu'il a Coline, sa meilleure amie, avec son petit côté déluré, elle arrive toujours à le faire rire et à lui chasser ses soucis de l'esprit. Il a le sport et surtout le football pour se défouler, et les traques pour déconnecter de la réalité. Au fond, il n'a pas vraiment à se plaindre, non ? Et pourtant, c'est loin d'être facile tous les jours. Les rumeurs, les murmures, les insultes, elles sont là, peu importe les distractions pour ne pas y faire attention. Et puis, il y a cette trouille constante que son oncle apprenne pour son homosexualité. Il sait bien que sa tante s'en ficherait qu'il préfère les hommes, mais elle ne pourra rien faire contre son mari s'il l'apprend et décide de le virer de chez eux, il en est malheureusement, parfaitement conscient. Alexis essaie comme il peut de positiver malgré tout ça et pour l'aider, il sait qu'il peut compter sur Sidney, sa cousine, même s'il elle ne vit pas sous le même toit et qu'elle a son propre appartement dans un autre quartier de la ville. Elle l'aurait bien hébergé pour lui épargner de vivre avec ses parents, mais elle n'en avait pas la possibilité malheureusement, l'appartement n'étant pas assez grand. D'ailleurs, venir habiter chez elle, enfin chez ses parents, sans sa présence, ça lui a fait plutôt bizarre les premiers temps et l'adaptation aurait probablement été plus simple avec elle à ses côtés. Tout semble toujours plus simple quand Sidney est a ses côtés. Déjà quand ils étaient enfants, c'était elle qui lui permettait de réellement profiter de ce que la vie avait à leur offrir. Même quand elle est tombée malade, elle arrivait encore à le faire sourire, alors que ça aurait dû être l'inverse. Bien sûr qu'il était là pour elle, mais c'est elle qui a toujours été le bout-en-train des deux.

Le weekend arrive enfin, le châtain va pouvoir enfin souffler un peu. Surtout ne plus entendre ce qui se dit sur son passage, même si cela n'enlève pas de son esprit ce qu'il a pu entendre durant la semaine. Alexis va pouvoir se concentrer sur le temps qu'il va pouvoir passer avec Coline, éventuellement avec Cillian et peut-être même organiser une petite session Skype avec sa cousine, vu que la dernière fois, il l'avait un peu dérangé en l'appelant à l'improviste alors qu'elle était en train de réviser. L'étudiant est en train de marcher pour rentrer, puisqu'il n'a pas le permis et qu'il préfère utiliser ses jambes en bon sportif qu'il est, plutôt que de prendre les transports en commun, ce n’est pas trop sa tasse de thé. Son téléphone sonne, et c'est le prénom de sa tante qui s'affiche sur l'écran. « Alexis mon grand, je ne suis pas là ce soir, je t'ai préparé à manger, c'est dans le four, tu n'auras qu'à te le réchauffer. » Le jeune homme est un peu déçu de se retrouver seul en rentrant, mais au moins, ça lui évitera d'avoir à répondre aux questions de sa tante, et surtout ça lui évitera d'avoir à lui mentir et prétendre que tout va bien et que tout se passe bien à l'université. Il n'aime pas lui mentir, mais c'est mieux comme ça. « D'accord. Pas de soucis. Merci pour le plat. » En remettant son téléphone dans la poche de son jean slim noir, il arque un sourcil. C'est étonnant qu'elle ne lui ait pas demandé s'il avait l'intention de sortir, d'ordinaire elle s'en inquiète toujours, parce qu'elle n'aime pas spécialement quand il passe la nuit dehors à la chasse aux fantômes. Mais si cela l'intrigue quelques secondes, il passe rapidement à autre chose, se disant qu'elle avait probablement autre chose à penser.

Mains dans les poches, visage fermé et tête légèrement baissée, regardant avancer ses pieds plutôt que droit devant lui, Alexis n'est plus très loin de la maison. Songeur, il pèse les pours et les contres sur le fait d'envoyer ou non un message au bouclé pour lui proposer de le voir ce weekend. Il sait qu'il ne devrait pas s'attacher à lui de cette manière, c'est pourquoi il hésite autant. Une voix l'appelant par son nom de famille le sort de ses pensées et instinctivement, le sourire demandé par la voix, qu'il reconnait immédiatement comme appartenant à sa rouquine préférée, apparait sur son visage. « SIDNEY ! » Le châtain ne cherche pas à comprendre, et même s'il a du mal à réaliser que sa cousine est bien devant lui, il lui saute littéralement au cou pour l'étouffer dans un câlin expressif. « Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Il se recule un peu, la tenant par les épaules, la regardant les yeux brillants, juste pour s'assurer qu'il ne rêve pas. « Je suis trop content de te voir, tu m'as trop manqué. » Et hop, de nouveau un câlin. Si Alexis est quelqu'un parfois d'assez réservé, il est cependant extrêmement tactile. Et même s'ils se voient quand même régulièrement, là ça faisait un moment qu'ils n'en avaient pas eu l'occasion, tous deux étant pris par leurs cours et leurs activités parallèles. « Tu restes combien de temps ? » Tout en avançant vers l'entrée, le bras accroché à celui de la demoiselle, il ne se fait pas trop d'illusion sur la durée du séjour de sa cousine, supposant qu'elle n'est là que pour la soirée, même si c'est déjà plus que suffisant. Mais il préfère le savoir d'avance, pour se préparer déjà mentalement au moment où elle repartira. Chaque fois c'est difficile de la revoir partir et de rester seule "chez elle". « J'imagine que l'absence de ta mère ce soir était prévue ? » Il rit légèrement. Alexis comprend maintenant pourquoi sa tante ne lui a pas demandé ses projets pour la soirée, elle savait déjà.

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Fée Clochette
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MessageSujet: Re: #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.   Mer 20 Avr 2016 - 0:15


 
your hand in mine marching to the beat of the storm
Alexis & Sidney
« SIDNEY ! » j'ai l'impression d'être en danger de mort quand je l'entends hurler mon prénom. mais, pour être tout à fait honnête, j'aime assez savoir qu'il est heureux de me voir. d'ailleurs, histoire d'en être bien certaine, alexis se jette dans mes bras. j'ai à peine eu le temps de laisser tomber mon sac de sport sur le sol que je manque de tomber en arrière à la réception de mon cousin dans mes bras. un pas en arrière pour me stabiliser et mes bras se referment autour de la taille du garçon. c'est vrai qu'il n'est pas vraiment la personne la plus démonstrative de son affection et je suis toujours aussi flattée quand je le vois agir de la sorte avec moi. le jour et la nuit. quand, moi, je suis toujours en train d'user de câlins et de marques d'affection toutes aussi variées les unes que les autres, lui, il reste sur la réserve, même s'il n'en pense pas moins. cela dit, on ne pourra jamais lui enlever son côté tactile. des fois, je me demande si ce n'est pas moi qui lui ai transmis ce comportement. bref. il me demande ce que je fais là. oui, d'ailleurs, qu'est-ce que je fais là ? de nouveau, je vais être tout à fait honnête en disant que je n'en sais rien. partagée entre l'envie, et surtout le devoir, de voir sa tête pour de vrai plutôt qu'à travers l'écran de mon ordinateur parce que trop occupée avec mes cours, l'envie de voir ma mère aussi, et cette irrésistible envie de prendre le large face à la situation délicate que j'affronte avec mon collègue, au bar. j'ai d'ailleurs pris mon weekend pour être à peu près certaine de ne pas le croiser, c'est pour dire. nos corps prennent de la distance mais le contact des mains d'alexis sur mes épaules parvient à garder mon esprit centré sur l'instant présent. quelques jours, peut-être deux semaines, et je lui ai manqué. je peux lire toute la sincérité dont il sait faire preuve dans le fond de ses yeux qui n'ont de cesse de me fixer. la crème de mon cappuccino, je ne cesserai jamais assez de le répéter. « tu me manquais trop et puis, c'est bien connu, j'peux pas te laisser tout seul trop longtemps, tu partirais en vrille et je ne le permettrai jamais. » note d'humour. impossible de déterminer qui de nous deux à le plus besoin de l'autre. bon, clairement, mon excuse n'est qu'une partie de la vérité. cela dit, je n'ai pas l'intention de l'embêter avec mes états d'âme à peine arrivée. on verra plus tard pour la partie remise en question et psychologie. je me retrouve à nouveau attirée dans ses bras et je profite de toutes les secondes qui nous sont offertes. je mentirais si je disais que ce simple contact ne me faisait pas du bien. je me sens plus légère en sa présence. incompréhension de la valeur si importante des liens familiaux.

« tu restes combien de temps ? » je récupère mon sac, totalement délaissé depuis cinq minutes, et nous prenons la direction de la porte d'entrée, alexis accroché à mon bras. j'aimerais lui dire que je reviens pour de bon ou que je le kidnappe et qu'il vient s'installer chez moi (enfin, chez nous parce qu'il est hors de question que je me sépare de manny), mais je lui mentirai. je sais à quel point il serait soulagé et à nouveau serein le jour où je pourrais le lui dire. malheureusement, ce n'est pas encore le cas. « juste le weekend. et puis, t'façon, tu sais bien que j'peux pas laisser manny trop longtemps toute seule sinon j'risque d'avoir ma tronche en première page des journaux et le fbi au cul pour me ramener à l'appart'. » et le pire, c'est que je n'exagère pas tant que ça. je suis certaine qu'elle en serait capable l'autre tarée. mais bon, c'est aussi pour ça que je l'aime autant. « mais t'inquiètes pas, j'te kidnappe ce weekend, j'ai la priorité absolue sur tout le monde alors t'as pas l'choix. j'vais recharger tes batteries et comme ça, hop, une fois partie, tu verras pas l'temps passer que je serais déjà revenue. » c'est moche de se bercer d'illusions. je ne sais pas trop qui j'essaye de convaincre. lui ou moi ? je sais bien que ça ne suffira pas à le rassurer mais je me sentais comme obligée de le dire tout haut. parce que, mine de rien, ça me fait du bien d'espérer que les choses se passent ainsi. lorsqu'il me parle de ma mère, je fais l'innocente, cherchant à qui d'autre il pouvait bien parler. et puis je l'entends rire. un petit rire mais c'est déjà un début. je finis par lever les mains, comme si je me faisais arrêter par la police. « j'avoue, je plaide coupable. » trop facile. mais en même temps, je ne pouvais pas dire le contraire. ma mère avait certainement dû l'appeler. cela dit, elle n'a pas dû parler de ma présence sinon la réaction de mon cousin n'aurait jamais été aussi vraie. « tu sais comment elle est. et, pour ne pas te mentir, c'est elle qui m'a appelé en me disant qu'elle s'était organisée pour ne pas être là ce soir. » je hausse les épaules. j'ai une mère en or, je dois bien le reconnaitre. on se passera de parler de mon géniteur, ce n'est pas la peine de gâcher un aussi bon moment. « maintenant que j'y pense, rassure-moi, t'avais rien de prévu ce soir, hein ? » comme si j'en avais quelque chose à faire. juste par acquis de conscience. connasse je suis. cela dit, il est vrai aussi que je préfère m'assurer d'avoir toute l'attention du jeune homme parce que, qu'on se le dise, malgré nos échanges sur skype ou au téléphone, il y a des choses qu'il ne peut me dire qu'en face, la pression que mon père découvre son secret étant trop grande pour se confier pleinement lors de nos conversations.
 

 
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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 19/04/2016
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MessageSujet: Re: #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.   Mar 17 Mai 2016 - 11:54


 
your hand in mine marching to the beat of the storm
Sidney & Alexis
Elle n’est là que depuis quelques petites minutes, mais déjà Alexis se sent plus léger. L’importance que sa cousine a dans sa vie se reflète aisément dans la manière qu’il a de l’accueillir. L’écossais ne sait pas ce qu’il ferait sans elle auprès de lui, heureusement qu’elle est là pour l’aider et le soutenir, même s’ils ne peuvent pas se voir aussi souvent qu’ils le voudraient. D’ailleurs sa première question étant de lui demander combien de temps elle reste, même s’il se doute que le séjour sera court, lui se mettant déjà dans l’idée qu’elle n’est là que pour la soirée. C’est donc avec un immense bonheur et un sourire élargit qu’il apprend qu’elle est là, rien qu’à lui pour tout le weekend. Il ne peut bien évidemment pas s’empêcher de rire lorsqu’elle mentionne Manny, sa meilleure amie. Alexis la connait un peu, et ne doute pas un seul instant qu’elle soit bien capable de faire ce que vient de décrire sa cousine. « Et je ne voudrais pas être la cause d’un tel raffut, et encore moins qu’elle m’en veuille de t’accaparer trop longtemps. » Il espère sincèrement que ce qu’elle ajoute sera le cas, enfin pour la partie qu’il sera suffisamment requinqué qu’il ne verra pas le temps passer jusqu’à la prochaine fois qu’ils se verront. En ce qui concerne la première partie de sa phrase, il sait d’avance que ce sera le cas, parce qu’il compte bien se laisser kidnapper et lui donner la priorité tout au long du weekend. Pour ne pas songer à l’après-weekend, il ne fait donc aucune réflexion concernant sur tout ça, pas envie de se miner le moral déjà maintenant, il préfère profiter à fond de chaque minute passée en sa compagnie. Il se contente de la reprendre sur le terme kidnapping en riant. « Ce n’est pas vraiment un kidnapping si je suis consentant. » Alexis aime la manière qu’ils ont de pouvoir parler de tout avec légèreté, de rire de tout et n’importe quoi, comme du fait que madame Doherty a eu l’idée et se soit arrangé pour qu’ils aient tous les deux cette soirée ensemble. Il ne sait pas pourquoi elle a fait ça, et ignore totalement que sa tante est plus observatrice qu’il ne le pense et qu’elle a bien remarqué qu’il ne va pas au mieux, mais qu’elle n’ose pas lui en parler ne voulant pas le mettre plus mal à l’aise d’en parler avec elle. Ce qui lui a fait opter pour la solution de le faire parler à sa cousine, sachant qu’avec elle, il se confiera avec plus de facilité. Il faut bien admettre qu’elle a totalement raison de le penser.

En tout cas, maintenant, il comprend mieux pourquoi sa tante ne s’est pas inquiété de connaitre ses plans pour la soirée quand elle lui a téléphoné, elle les avait préparés pour lui et dès qu’il la verra, il la remerciera pour l’attention, parce que ça lui fait toujours un bien fou de passer du temps avec Sidney. Il a énormément de chance d’avoir une tante comme elle si attentionnée. Toujours accroché au bras de sa cousine en entrant dans la maison, Alexis secoue vivement la tête. « Ne t’en fais pas, je suis tout à toi. Je n’avais rien de prévu et j’étais justement en train de réfléchir à ce que je pourrais bien faire sur le trajet. Mais maintenant, c’est tout vu. » Et pour lui prouver qu’il compte profiter de chaque instant en sa compagnie, qu’il ne se laissera distraire par personne, se consacrant uniquement à elle, le châtain sort son téléphone portable de sa poche et l’éteint devant elle. Bon, il faudra quand même qu’il envoie un petit message au moins à Coline au cas où la demoiselle chercherait à le joindre, histoire de lui expliquer que ce weekend il ne sera pas disponible et qu’elle ne s’inquiète pas s’il ne répond pas. Elle est sa meilleure amie et compte également énormément pour lui, alors bon, il a beau aimer sa cousine de tout son cœur, il ne peut pas, ne pas au moins prévenir sa meilleure amie de ce petit weekend improvisé. Il sait qu’elle s’inquiéterait s’il ne lui répondait pas, et elle serait tout aussi capable que Manny que de déployer les grands moyens pour savoir ce qu’il se passe. Il se met à rire tout seul en y pensant. « Je crois qu’il faudrait un jour on présente Coline et Manny, ces deux-là devraient bien s’entendre. » Alexis se remet à rire de plus belle. Puis se rendant compte que sa phrase comme ça ne doit pas avoir beaucoup de sens pour Sidney puisqu’elle est le résultat de ses pensées, il s’empresse de la lui expliquer. « Désolé, je pars dans mes délires tout seul. En fait, j’étais en train de penser qu’il faudrait juste que je prévienne au moins Coline que je ne serais pas dispo ce weekend, parce qu’elle serait tout à fait aussi du style à me mettre le FBI au cul et ma tronche en première page des journaux. » Et le revoilà reparti dans un fou rire. C’est ce qu’il aime quand il est avec Sidney, il passe plus de temps à rire qu’autre chose et surtout plus de temps à rire qu’à n’importe quel autre moment. Du coup, il rallume son portable et s’empresse d’envoyer un petit texto explication à sa meilleure amie, puis l’éteint à nouveau, aussi vite derrière. « Bon maintenant que c’est fait, on va aller poser tes affaires dans la chambre et il parait que ta mère nous a laissé un plat maison tout prêt à réchauffer. Je ne sais pas toi, mais moi, j’ai une faim de loup. » Alexis lui prend la main et l’entraine à sa suite à l’étage vers la chambre de la demoiselle qu’il occupe depuis qu’il est là.
 

 
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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 12/03/2016
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MessageSujet: Re: #133 (alexidney) your hand in mine marching to the beat of the storm.   Jeu 2 Juin 2016 - 23:18


 
your hand in mine marching to the beat of the storm
Alexis & Sidney
alexis s'excuse. ou du moins, c'est ce que je ressens quand il me dit qu'il ne veut pas être la cause du raffut que pourrait faire manny si je reste trop longtemps loin d'elle. ma meilleure amie, elle est complètement barjo, mais c'est en grande partie pour ça que je l'aime. pour être tout à fait honnête, je dois bien avouer que je serai carrément du genre à faire la même chose qu'elle : l'histoire de la tête en première page des journaux et le fbi à ses trousses pour la ramener à la maison. on se complète, on se ressemble, c'est comme ça et pas autrement. on aurait pu être jumelles que ça ne serait pas un étonnement pour qui que ce soit. j'ai déjà demandé à ma mère, sur le ton de la plaisanterie et, étant donné la grimace de dégoût qu'elle a immédiatement arborée, je me suis dit qu'en effet, ce devait être impossible. quand on était toutes les deux à la maison, mon père crisait de nous entendre jacasser jour et nuit. ma mère, elle, ça la rendait heureuse parce que je n'étais pas seule et qu'elle a su que manny ne me laisserait jamais tomber, peu importe la maladie, elle serait là pour moi et, rien que pour ça, ma mère l'adorait et la considérait comme sa propre fille. en même temps, elle n'avait pas eu trop le choix non plus. on s'était trouvées, c'était comme ça. t'inquiètes pas pour elle, je la gère. et puis, entre nous, je t'aime bien plus fort qu'elle. j'agrémente mon argument d'un clin d'oeil et ne peux m'empêcher de le prendre dans mes bras. la crème de mon cappuccino. ce n'est pas vrai cependant. je les aime autant l'un que l'autre. je ne pourrais choisir l'un ou l'autre. impossible. je n'imagine même pas le jour où, comme dans ces films d'action à la con, on me demandera de sauver la vie de l'un en ôtant la vie de l'autre. choix cornélien qui me pousserai clairement à me sacrifier pour qu'ils restent bien vivant tous les deux. bref. il me reprend sur le terme de kidnapping. t'es p'tre consentent, mais les gens n'ont pas besoin de le savoir ça. ça ne les regarde pas. et puis, ne casse pas ma subite envie d'héroïsme, tu veux ? que j'ironise en lui poussant légèrement l'épaule. parce que, oui, je me considère comme son héroïne. je sais, c'est plus que prétentieux et ce n'est pas vraiment mon genre. cela dit, quand il s'agit de lui, j'assume totalement ce côté égo surdimensionné. à mes yeux, il reste ce gamin fragile qui en a bavé comme pas deux et quand je sais qu'il se retrouve à vivre sous le même toit que mon père, ça ne fait qu'accentuer mon angoisse. je ne suis pas croyante, et pourtant, j'en suis venue à un stade où je prie chaque soir pour que le secret reste secret et que mon père ne découvre jamais ce que l'on se donne tant de mal à cacher.

on parle rapidement de ma mère et j'en viens à lui demander, quand même, s'il n'avait rien de prévu que je n'aurais fait foirer. je n'en n'ai rien à faire, certes, mais c'est toujours bien vu de demander, sait-on jamais. visiblement, j'arrive à point nommé, ça m'arrange. toi et moi, tout un weekend. c'est la perfection totale. j'affiche un immense sourire alors que nous pénétrons dans la maison, toujours bras dessus, bras dessous. et puis, je l'observe attraper son téléphone et l'éteindre, pour me montrer que rien ni personne ne pourra nous déranger. je secoue la tête, un sourire en coin au bord de mes lèvres et je fais la même chose. manny va criser, owney fera la gueule. question d'habitude. je pose mon téléphone sur le meuble de l'entrée et dépose mon sac à côté. je l'entends rire. il vient de piquer ma curiosité. il veut présenter nos meilleures amies. en y repensant, je ne suis pas certaine qu'elles se connaissent déjà. à moins que j'ai raté un épisode par là. cela dit, même si je trouve l'idée intéressante, je ne comprends pas immédiatement pourquoi. il rit de plus belle et j'arque un sourcil. ça y est, je suis complètement larguée. cela dit, son rire remplit la pièce et je ne peux m'empêcher de sourire malgré mon incompréhension la plus totale. il m'explique que coline est du même genre que manny : couverture des journeaux et fbi. la panique à bord. t'imagines le jour où on décide d'aller faire du camping ou un road trip sur un coup de tête ? et j'imagine immédiatement les filles hystériques derrières leur téléphone, à suivre les informations méticuleusement, lire les rubriques nécrologiques pour voir si nous sommes toujours en vie. mon rire vient se mêler au sien. cette scène parait totalement improbable et pourtant, en y réfléchissant bien, je suis certaine qu'elle pourrait se dérouler de cette façon. je n'exagère rien, je vous le jure. ce fou rire est authentique. moment magique que je suis ravie de pouvoir partager avec lui. je ne me sens bien que quand je l'entends rire de toute façon. par étonnant que je passe mon temps à faire le pitre. besoin vital que de l'entendre s'esclaffer pour des conneries. à peine ai-je eu le temps de reprendre mon souffle que sa main se glisse dans la mienne pour m'entrainer à l'étage. j'attrape mon sac au passage parce que c'est quand même pour ça que l'on monte à la base. j'suis un estomac sur pattes ouais ce n'est pas compliqué, j'ai tout le temps faim. complexité féminine. et puis, si c'est ma mère qui a fait à manger, je sens que je vais me faire exploser le ventre. tout le monde sait bien qu'il ne vaut mieux pas me confier une cuisine. j'ai presque réussi à faire cramer l'appartement une fois alors c'est pour vous dire l'étendue de la catastrophe ambulante que je suis. on pénètre dans mon ancienne chambre et, ni une, ni deux, je me jette sur mon lit, qui est maintenant le sien, abandonnant mon sac en plein milieu de la pièce. je revis. que je lâche dans un soupir avant d'attraper un oreiller et de le lui envoyer en pleine tronche. je déclare officiellement ouvert notre weekend de folie absolue immense sourire, yeux pétillants de malice, je vais le remettre sur pieds mon cousin. promesse silencieuse. je tape dans mes mains comme une enfant de cinq ans excitée comme une puce. ça promet.
 

 
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