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 (sidney) let it go.

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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 12/03/2016
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MessageSujet: (sidney) let it go.   Mar 19 Avr 2016 - 17:11

Sidney Jolene Doherty
Informations du personnage
Nom : elle porte le nomde son paternel, doherty. d'ailleurs, elle n'est pas si fière que ça de porter son nom de famille, surtout quand on connait son père, le type qui a tout réussit mais qui possède tous les défauts du monde : raciste, homophobe et bien trop porté sur sa petite personne. autant dire qu'elle fait le plus souvent possible la sourde oreille quand on évoque son géniteur. ◦ Prénom(s) : le premier est sidney. ville favorite du paternel et dont il vente les mérites le plus souvent possible. de la ville. pas de sa fille. le second est jolene. prénom de sa grand-mère maternelle, décédée quelques jours avant la naissance de la demoiselle. sa mère a dû insister des heures et des heures avant que monsieur n'accepte. ◦ Âge : elle a aujourd'hui atteint ses vingt-six ans, contre toute attente et avec la plus grande joie de vivre du monde. ◦ Date et lieu de naissance : elle a poussé son premier cris un quatre juillet, au petit matin, à glasgow, en écosse. ◦ Nationalité et origines : la demoiselle est à cent pour cent écossaise et le vit très bien. ◦ Métier/études : lorsque le jour se lève, la jeune femme est une étudiante en musique assidue et talentueuse. à la nuit tombée, et surtout pour payer les factures, elle devient une barmaid inaccessible et joueuse. ◦ Statut marital : les sentiments, ça craint. elle est célibataire mais c'est juste parce qu'elle est incapable d'admettre qu'elle est amoureuse. ◦ Orientation sexuelle : purement et durement hétérosexuelle, cela ne l'a pourtant pas empêché d'essayer d'aller voir ailleurs, juste pour être sûre. ◦ Groupe : une véritable fée clochette au grand coeur. ◦ Crédits images : (avatar) rhum antique (gifs) tumblr
Anecdotes
cette nana là, c'est une encyclopédie musicale à elle toute seule. cet art, c'est sa raison de vivre. elle connait tous les grands standards de la chanson, de n'importe quelle nationalité qu'elle soit. elle touche à toute sorte d'instruments aussi improbables les uns que les autres. elle joue d'ailleurs à la perfection du piano, de la guitare, de la basse et du violon. récemment, elle s'est mise à essayer la batterie et la flute traversière. et elle chante aussi. elle chante avec sa voix claire et puissante. elle chante sa vie, elle chante ses émotions. elle chante ce que la vie lui a donné. elle chante le fait d'être encore en vie. trop modeste sur ses talents, elle peut compter sur ses proches pour lui rappeler à quel point elle est douée. cette nana là, elle a vraiment un caractère de merde. sous ses airs d'ange se cache un véritable démon. ne supportant pas l'hypocrisie ou même le mensonge, elle est d'une franchise implacable. elle ne mâche pas ses mots et si elle a un truc à dire, elle le fera sans une seule once d'hésitation. vulgaire et ne s'en cachant même pas, elle jure à longueur de temps, utilisant les insultes comme mots de liaison, adverbes, pronom et autres. joueuse, elle prend le moindre défi très à coeur. c'est aussi pour cela qu'elle est l'instigatrice de bons nombres de conneries plus monumentales les unes que les autres. il faut aussi savoir qu'elle ne se prend absolument pas au sérieux. première à faire des conneries et à surtout ne pas en avoir honte. elle pourrait très bien se balader dans la rue avec un jean et un string par dessus, un simple soutien-gorge en guise de haut qu'elle afficherait son plus beau et sincère sourire. complètement folle, dans le bon sens du terme, elle est drôle et il est certain que l'on ne s'ennuie jamais à ses côtés. en revanche, on peut aussi découvrir un côté plus angélique de la jeune femme de par sa loyauté et son altruisme. elle a le tacle facile mais ce n'est pas une vilaine sorcière malgré tout. elle vit sa vie au jour le jour, profitant à fond de cette deuxième chance qui lui a été donné. d'un naturel très tactile, pour beaucoup, c'est choquant. c'est sa manière à elle de montrer qu'elle tient aux gens. et puis, c'est quelque chose qu'elle ne peut pas contrôler, ça vient tout seul, c'est comme ça. cette nana là, on l'aime ou on ne l'aime pas. elle s'en moque royalement. cette nana là, elle ne sait pas cuisiner. la dernière fois qu'elle a essayé, elle a faillit mettre le feu à son appartement. ça leur avait valut un sacré fou rire avec alexis. alors, chez elle, c'est boites de pizzas, emballages du fast food du coin, paquets de chips et autres conneries à manger. ce qu'il y a de bien chez elle, c'est qu'elle ne prend pas un gramme. elle n'a jamais vraiment compris pourquoi. avant, elle mettait ça sur le compte de la maladie. aujourd'hui, peut-être que c'est parce qu'elle fait aussi pas mal de sports. elle élimine. quoi qu'il en soit, si vous tenez à votre propre survie ou à celle de votre baraque, ne lui confiez jamais votre cuisine. cette nana là, elle est bourrée de manies. elle se mord constamment le bout de la langue lorsqu'elle est concentrée sur ce qu'elle fait et a tendance à se mord souvent la lèvre inférieure. elle joue avec ses cheveux quand elle est pensive. il y a quelques petites choses qu'elle déteste niveau nourriture : le chocolat, les fruits de mer -auxquels elle est allergique- et les endives. elle n'aime pas non plus la solitude et le silence, bien qu'il lui arrive parfois de ressentir le besoin de s'isoler. la seule chose qui pourrait vraiment lui faire peur, c'est l'échec. le caramel est son péché mignon. elle a également peur de perdre tous les gens auxquels elle s'attache. elle a un excellent sens de la répartie et aime avoir le dernier mot. enfin, elle est incapable de rester en place, elle a toujours besoin de bouger. bref, c'est une espèce de zébulon inépuisable. cette nana là, elle est casse-cou. à croire qu'elle aime se faire mal. toujours la première à grimper dans les arbres, à sauter dans le vide. pendant un temps, elle aurait aimé être comme ces yamakasis ou autre amateurs de cette discipline que l'on appelle le parcours. sauter d'immeubles en immeubles, passer de murets en murets sans même toucher le sol. ça, c'est carrément fun. cela dit, elle s'est rabattue sur le skate, ce qui est, parfois, tout aussi dangereux. elle se débrouille bien. faire des figures, ou du moins essayer. ouais, parce qu'elle a deux pieds gauche un peu alors c'est souvent pas gagné. mais bon, à chaque fois qu'elle se mange le sol, elle en rigole. comme quoi, il ne faut pas grand chose pour rendre les gens heureux. cette nana là, elle ne pleure jamais. à croire qu'elle n'a aucun sentiments. et pourtant, elle doit en avoir plus que quiconque. elle dit que c'est ce qu'elle a vécu qui l'a rendu comme ça. elle n'a surement pas tord. elle a dû un peu trop pleurer quand elle était gamine. et, de la même façon, elle a dû s'endurcir un peu trop vite, grandir un peu trop vite aussi. elle préfère rire plutôt que pleurer. et puis, quand elle sent que les choses tournent mal, elle préfère s'isoler, composer un morceau peut-être, chanter pour évacuer. mais elle a aussi décidé de ne plus jamais pleurer pour les épreuves difficiles. elle dit que ça ne sert à rien, que ça ne fait pas avancer les choses. elle n'a pas tord. les anglais, ils ont un truc qui dit keep calm and carry on. c'est un peu sa devise, sa phrase fétiche. elle l'aime bien, ça lui correspond parfaitement. et puis, il faut dire aussi que la vie lui a offert une seconde chance alors elle compte bien en profiter à fond et ne pas se laisser abattre par quelques soucis plus ou moins futiles. cette nana là, elle est amoureuse. mais elle ne l'assume pas. elle voit tout le mal que ça fait d'être amoureuse alors elle ne veut pas. elle en a eu marre d'avoir mal et elle ne veut pas retomber dans ce piège. malheureusement, il est bien difficile d'aller contre ses sentiments et elle en fait les frais un peu plus tous les jours. lui, il en est dingue. il le lui dit tous les jours. elle, elle pense qu'il déconne, elle ne le prend pas au sérieux. et pourtant, elle le devrait. il lui fait du bien mais elle ne comprend rien. il devrait peut-être se promener avec une pancarte autour du cou ou un panneau lumineux au-dessus de la tête pour qu'elle daigne enfin croire à ce qu'il s'évertue à lui dire. mais, elle n'est pas prête et peut-être pas assez calme pour s'aventurer sur cette pente un peu trop glissante à son goût. il va bien falloir pourtant parce que la jalousie est un bien vilain défaut. bien qu'elle n'en fasse pas preuve, elle ressent tout de même un pincement trop fort au coeur quand elle le voit avec un autre, même si c'est en tout bien tout honneur. cette nana là, elle a eu une leucémie. ouais, une de celles dont on ne s'en sort pas vivant. une de celles qui vous tord de douleur. une de celles qui vous envoie à l'hôpital dans prévenir. une de celles dont on connait déjà la fin. impossible de dire ce qui l'en a sorti. le traitement ou l'amour de sa famille. ce n'est pas très clair tout ça mais peu importe finalement. parce que, quand on la voit aujourd'hui, on ne se doute pas une seule seconde qu'elle a été frappé par la maladie. c'est une battante cette nana là et personne ne peut le nier. cette nana là, elle est jolie. pas besoin de trop d'artifice, son sourire suffit à la rendre jolie. un peu de crayon par-ci, une légère touche de mascara par-là. le strict minimum en général. et puis, de toute façon, ressembler à un pot de peinture n'est pas son genre. elle aime d'ailleurs se moquer de ces filles qui pensent qu'en cachant leurs défauts sous une tonne de fond de teint le monde les trouvera attirantes. justement mesdemoiselles, montrez vos défauts, c'est ce qui fait de vous des filles uniques. de même pour les fringues. un rien ne l'habille. pas besoin de suivre la dernière tendance, même un jogging et un pull beaucoup trop grand pour elle lui donnent un charme à tomber à la renverse. simplicité est le maître mot de la demoiselle. et puis, on s'en fiche, elle est jolie comme elle est parce qu'elle n'en fait pas trop, qu'elle sourit à la vie et qu'elle est un peu trop tarée pour que l'on s'attarde sur les quelques défauts qu'elle pourrait avoir. cette nana là, elle aime la vie. parce qu'on en n'a qu'une et qu'elle est précieuse. elle s'en est bien rendue compte. il faut en profiter un maximum, vivre tout ce dont on se penserait incapable, ne pas se laisser abattre par les épreuves qu'elle nous fait traverser peu importe leur ampleur. bien consciente d'avoir eu une seconde chance, elle ne passe pas à côté, pas cette fois. elle ne se contente pas de la regarder passer, elle la vit à fond, entrainant le monde entier dans ses conneries. elle n'en n'a même pas honte parce qu'elle sait que les meilleurs moments sont toujours ceux que l'on partagent avec les gens que l'on aime.
Pourquoi ce groupe ?
enfant qui a grandit beaucoup trop vite, la maladie lui a retiré une grande part de l'enfance qu'elle aurait dû avoir. mature bien trop jeune, envolée l'innocence de ces jours qui auraient dû être les plus heureux de sa vie. et pourtant, elle persiste encore à voir le meilleur en les gens qui l'entourent. éternelle optimiste, elle se raccroche à cette part d'enfance et d'innocence qui auraient dû la bercer un peu plus tôt. grande enfant qui se prend malgré tout pour une adulte, elle sait que tout n'est pas rose mais elle refuse de croire que tout est forcément tout noir ou tout blanc.
Qui se cache derrière l'écran ?
Pseudo/Prénom : b_bulle/mel ◦ Âge : vingt-quatre ans. ◦ Inventé, pré-lien ou scénario ? inventé. ◦ Comment connais-tu le forum ? et tu oses poser la question, sérieusement ? ◦ Qu'en penses-tu ? je ne suis pas assez objective pour répondre à cette question. ◦ Acceptes-tu le doublon de prénom ? nope. ◦ Un dernier mot : bazingaaaa ◦ Pour le bottin :
Code:
<pr>Holland Roden</pr> → <a href="http://scareawaythedark.forumactif.org/u2"><psebt>Sidney Doherty</psebt></a>

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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 12/03/2016
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MessageSujet: Re: (sidney) let it go.   Mar 19 Avr 2016 - 17:12

« We accepte the love we think we deserve. »
GLASGOW, SEPT ANS. moi, je ne comprends pas grand chose à ce qu'il se passe. mais alors vraiment pas. y a ma mère qui pleure et y a mon père qui la tient dans ses bras. mon père, c'est gros ours grognon mais il aime maman. je le sais. je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle l'aimait en retour. parce que, mon papa, il est franchement très con aussi. mais bon, ça, ce n'est que mon avis. on est encore chez le médecin. j'en ai marre d'aller le voir tous les quatre matins, c'est fatiguant à force. et puis, cette fois-ci, ils m'ont fait attendre dans la petite salle d'attente qui sent le vieux. mais je les vois par la fenêtre. elle ne donne que sur le bureau. la salle d’auscultation, elle est derrière un autre mur. bref. j'comprends rien alors mes pieds se balancent dans le vide et je fixe le sol. et puis, y a mon père qui se lève. ce grand ours pas très net ouvre la porte et me tend la main. il vaut mieux que je la prenne, on ne sait jamais. il me fait peur un peu. je préfère obéir. je crois que c'est l'une des rares personnes à qui j'obéis de toute façon. caractère de merde bonjour. j'entre dans le bureau et ma mère tourne la tête pour me cacher ses larmes. « pourquoi elle pleure maman ? » que je lâche à l'intention de mon père. le docteur se gratte l'arrière de la tête. il est gentil lui, je l'aime bien. et puis, il est pas moche. il ne ressemble pas à ces vieux toubibs croulants et pervers. il a un joli sourire. j'aime bien le sourire des gens. j'aime beaucoup le sien. mon père reste silencieux. j'arrive à la hauteur de ma mère. elle essaye de sourire mais c'est compliqué. elle attrape ma main et la serre fermement. « ça va aller mon ange, ça va aller. » il n'y a vraiment qu'elle que j'autorise à m'appeler ainsi. depuis quand je suis un ange, d'abord ? bref. le docteur, il me parle mais j'comprends pas grand chose. il n'y a qu'un mot que je retiens dans tout ça : cancer. je suis malade. très malade. mais c'est que le début alors il me reste encore du temps. il ne sait pas comment les choses vont évoluer. des fois ça s'arrange, des fois, c'est pire. il ne sait pas. et je crois que c'est ça qui fait le plus flipper maman. papa, lui, il s'en fout, il ne dit rien. alors moi, je me dis que ça va. « oh ben ça va alors, c'pas si grave. » et je souris comme une conne. oui, parce que, dans ma tête, c'est pas si grave. faudra que je raconte tout ça à manny, ça va la faire rire.

GLASGOW, TREIZE ANS. « t'as pas l'droit d'faire cette tête de chien battu alors que moi j'ai plus d'cheveux, que j'ressemble à un koala tombé de son arbre et que j'ai quand même le sourire le plus resplendissant d'la terre. » alexis me dévisage. quoi ? si maintenant je n'ai même plus le droit de faire de l'humour, qu'est-ce qu'il me reste ? je tousse. j'ai mal à la gorge. et puis tous ces fils reliés à mon corps si faible, ça craint. mais c'est pas grave. avec le temps, j'ai appris à relativiser. ça fait six ans qu'on sait que je ne survivrais pas. ça fait six ans que je fais avec. et pourtant, de trois ans mon cadet, c'est mon cousin qui flanche. il a toujours tout fait pour me rendre la vie plus facile. à se demander qui était le plus âgé de nous deux. je lui en ai fait voir de toutes les couleurs, c'est certain. mais il parait que c'est comme ça quand on aime. et moi, je l'aime alexis. je l'aime comme s'il était mon propre frère. je suis fille unique, il a été ma bouée de sauvetage. aujourd'hui, alors que la fin approche, j'ai plus l'impression que c'est lui qui a besoin de soutien. mes petits doigts s’entrelacent aux siens et je souris. parce que c'est ce que je sais faire de mieux. ma tante l'appelle. c'est l'heure. j'aime beaucoup sa mère. elle nous laisse souvent tous les deux. elle sait que ça nous fait du bien. et puis, c'est qu'on en a des choses à se dire en plus. ben oui, faut bien que je lui raconte à quel point la bouffe est dégueulasse et que j'ai vu des écureuils en pleine acte sexuel, sur l'arbre, en face de la fenêtre de cette chambre trop froide. « j'reviens demain, t'as intérêt à être encore là, hein. » je lui tire la langue. qui sait où j'en serais demain ? il dépose un baiser sur mon front et quitte la pièce à reculons. j'ai besoin de repos. mes yeux se ferment tous seuls et je sombre. j'ignore combien de temps j'ai dormi. tout ce que je sais, c'est que, quand j’émerge petit à petit, j'entends cette voix que je reconnaitrai parmi des millions. « t'as pas le droit de baisser les bras sid. t'as pas le droit de me laisser toute seule ici. j'survivrai pas sans toi. j'ai besoin de toi. » manny, mon roc, mon ange. « tu es forte, plus que n’importe qui. et quand tu sortiras de là, tu verras, rien n’aura changé. mais pour ça, faut que tu t'accroches et je sais que t'en es capable. sid et manny, envers et contre tous. tu vas t'en sortir et après, toi et moi, on ira conquérir le monde. ne me demande pas comment, parce que ça, j'en sais rien. mais je suis certaine d'une chose : c'est loin d'être fini. ensemble, pour toujours et à jamais, tu te souviens ? » elle m'arrache un sourire. je l'aime manny. elle est toute ma vie. elle fait partie de moi, elle est mon tout. ma meilleure amie, pour toujours. elle a les mots d'une adulte et je sais qu'elle les pense tous. on a grandit bien vite toutes les deux. on a rit au début. et puis, quand ça a commencé à devenir sérieux, on a fait semblant que tout irait bien. et puis, on a finit par pleurer ensemble aussi. mais ça n'a pas duré parce qu'elle me disait toujours que ça ne s'arrêterait jamais. elle dépose un baiser sur mon front. sa main sur ma tête chauve tremble. mais moi, je souris. « pour toujours et à jamais. » les mots s'échappent dans un murmure. je me sens partir à nouveau. je t'aime manny. si tu savais comme je t'aime.

GLASGOW, QUINZE ANS. les médecins n'ont pas compris. je m'en suis sortie. j'ai survécu à cet enfer. j'avoue moi-même ne pas tout comprendre. les médicaments ont l'air d'avoir fait effet. ou alors est-ce les petites choses de la vie qui m'ont fait tenir jusque là. mes parents. manny. alexis. aucune explication plausible n'est arrivée jusqu'à mes oreilles. quoi qu'il en soit, je suis rentrée à la maison. comité d'accueil bonjour. ou pas. mon père faisait à moitié la gueule, à croire que mon retour dans le domicile familial n'était pas vraiment souhaité. il devait s'être fait une raison, il pensait peut-être que c'était terminé et s'imaginait déjà transformer ma chambre en salle de poker clandestine. connard. quant à ma mère, j'avais l'impression qu'elle accueillait un handicapé mental à la maison. certes, je suis revenue d'entre les morts, ou presque, mais bon, j'suis pas un légume. allo, je suis toujours là. la fatigue m'a emportée bien vite cela étant. ce n'est que le lendemain que je me suis véritablement rendue compte que j'étais de retour. quand je suis descendue et que j'ai trouvé, affalée dans le canapé, manny, un bol de céréales entre les mains. et ce rire aussi faux que le cul de nicki minaj quand elle fait croire à mon père qu'il est drôle. connasse. mais je l'aime quand même. effusion de sentiments. amour retrouvé. la peur de tout perdre. ça, c'était terminé. j'ai dû porter une perruque le temps que mes cheveux repoussent. au départ, ça gratte le crâne et puis, finalement, on s'y habitue, c'est comme tout. il n'y a que manny et alexis que j'acceptais de voir, la caboche à l'air. sinon, c'était la perruque en permanence. jusqu'au jour où manny, elle a volé ma perruque, en plein milieu du square rempli de gamins et autres adultes. je me suis figée, incapable de bouger, l'envie de m'enterrer le plus vite possible. « qu'est-ce que tu fous bordel ?! » ais-je craché entre mes dents serrées. elle a rit avant de s'en aller en courant, perruque à la main. « montre au monde comme tu es belle ! montre au monde que t'as survécu ! montre au monde que t'es plus forte que les regards de ces gens trop cons pour comprendre que t'es une battante qui a vaincu la maladie ! » et c'est là que ça a fait tilt. quand les yeux de ces gens se sont braqués sur moi et qu'elle, elle avait les yeux qui brillaient de bonheur. je l'aime manny. sans elle, je n'aurais jamais pu voir le monde comme je le vois aujourd'hui. multitude de couleurs et au diable le noir et blanc. d'ailleurs, j'ai laissé ma perruque dans la poubelle du square en partant.

GLASGOW, DIX-HUIT ANS. cette année-là, je suis tombée amoureuse. cette année-là, j'ai souffert pour la dernière fois de ma vie, j'en faisais la promesse solennelle. il était plus âgé que moi. en fait, c'était l'un de mes professeurs. connerie d'adolescente rebelle. au début, je pensais que tout était beau, tout était rose mais je trompais bien comme il le fallait. l'adrénaline, cette peur de se faire prendre en permanence, c'était ça le plus excitant dans cette histoire. et puis, quand j'ai compris qu'il ne voulait vraiment que mon cul et rien d'autre, j'ai vite déchanté. il risquait sa carrière, je risquais le renvoi mais je n'en n'avais rien à foutre. je pensais que c'était pareil pour lui. douce illusion. le temps finit toujours par dévoiler les défauts et lui, c'était un champion en la matière. un peu trop violent, autoritaire. le chantage, l’obéissance, la désillusion. un peu trop rebelle, un peu trop naïve, pas assez sûre d'elle. sans manny, j'y serais encore. c'est elle qui m'a sorti de ce pétrin. c'est elle et sa grande gueule qui m'ont sauvé les miches. des aveux enregistrés, des preuves accablantes, un petit séjour au commissariat et le tour est joué. il m'a crié qu'il allait me faire payer. manny lui a dévoilé son plus joli sourire et un doigt d'honneur digne d'un oscar. j'ai ris. mais qu'est-ce que j'ai pu rire. elle n'a pas froid aux yeux la morue. mais c'est pour ça que je l'aime. c'était la dernière fois que je prenais les choses à coeur. la dernière fois que je donnais tout pour un homme. la dernière fois que je m'autorisais la faiblesse de tomber amoureuse.

GLASGOW, VINGT-ET-UN ANS. « joyeux anniversaire doherty ! » elle me hurle dans les oreilles. elle est complètement torchée. on se demande qui fête son anniversaire aujourd'hui. « vingt-et-un ans, ça se fête ! tu es majeure maintenant ! moi, je dis, vodka ! » on ne marche plus très droit à l'heure qu'il est. ma meilleure amie, elle a un sacré coup dans le nez mais elle n'en n'est que plus attachante. le sourire aux lèvres, bras dessus, bras dessous, comme d'habitude. la bouteille balance entre ses mains puis les miennes. « et moi j'te dis aspirine ma vieille ! parce que tu verras l'résultat demain, ça va être beaucoup moins drôle. » ouais, les gueules de bois qui font mal, on connait. l'autre, elle rit encore plus. elle est belle manny quand elle est heureuse. il y a dix ans de ça, on n'aurait jamais cru arriver jusque là. et pourtant, on y est. étrange sensation que de se dire que ça n'aurait peut-être jamais pu arriver. mais on ne le dit pas. on y pense en silence et on vit l'instant présent comme si demain tout pouvait s'arrêter, comme ça, en un claquement de doigts. « tu sais quoi, sid ? on va partir, toi et moi. tu te souviens, comme je te l'avais promis. on va aller conquérir le monde ensemble. sid et manny, envers et contre tous ! qu'est-ce que tu en dis, hein ? » seules en plein milieu des rues de glasgow, le monde nous ouvre ses bras. y a des gens qui hurlent pour qu'on se la ferme mais on leur dit cordialement d'aller se faire foutre, parce que, justement, on en a rien à foutre. « j’en dis que tu as beaucoup trop bu manny. » et ce n'est que pure vérité. mais elle est drôle quand elle est ivre. alors moi, ça me fait rire. « mais tu as raison, on va partir. pas au bout du monde, mais vers une nouvelle vie, à dublin, parce qu'on a pas un rond et que mes parents y déménagent. » manny bloque et semble réfléchir un instant, son petit bout de nez tout froncé. et puis, elle brandit la bouteille comme on brandirait un étendard. « à dublin ! et à notre nouvelle vie ! » et on rit de plus belle. parce que c'est comme ça que ça va se passer. d'ailleurs, le weekend suivant, y a alexis qui a déboulé à la maison, en mode panique. encore une soirée un peu trop arrosée la veille, j'avais mes lunettes de soleil sur le nez. il faisait un temps de merde d'ailleurs, c'est ce qui l'avait le plus choqué. et puis, on s'était posés dans ma chambre, étalés comme deux déchets sur mon lit. « alors c'est vrai hein ? tu t'en vas ? » il avait fini par cracher le morceau. il a tourné sa tête vers moi. encore les même yeux de chien battu. c'est vrai que, dans ma connerie, je n'avais pas pensé à lui. alexis, il s'est toujours plié en quatre pour moi, il a toujours été là. alexis, c'est le type qui a toujours fait en sorte que tout aille bien dans ma vie. et encore plus depuis que je m'en suis sortie. j'aurais dû penser à lui avant tout. et pourtant, je me fais la malle, le laissant derrière moi. « j'serais jamais bien loin t'sais, dublin c'pas l'bout du monde au final. j'te manquerai trop sinon. et puis, qui c'est qui te ferait chier autant que moi après ? » toujours une note d'humour. faut pas penser à ce que l'on perd, mais toujours à ce que l'on gagne. il ne répond pas, il part dans ses réflexions. je le pousse légèrement, un sourire aux lèvres. « fais pas la tête stabler. t'es moche quand tu boudes. » un doigt d'honneur. merde. j'ouvre la bouche, attrape mon coussin. ça part en vrille. comme d'habitude. finalement, on se rallonge sur mon lit, essoufflés par cette violente bataille d'oreillers. « t'es la crème de mon cappucino t'sais. j't'abandonnerai pas. jamais. j'te l'promets. » ais-je soufflé en venant poser ma tête au creux de son épaule. non. jamais.

DUBLIN, VINGT-SIX ANS. « putain tu fais chier ! rends moi mon téléphone bordel y a manny qui m'attend ! bouge toi l'cul merde ! » florilège de vulgarité. c'est moche à ce qu'il parait dans la bouche d'une femme. je m'en cogne comme de la dernière invention de mon père pour pourrir la vie de ma mère. ouais, c'est un peu le bordel à la maison. ma mère se fout de la gueule de mon père, à croire que je déteins sur elle. et puis, y a alexis qui s'est installé chez eux aussi. j'en connais la raison, dans les moindres détails. d'ailleurs, vu l'aversion de mon père pour les homosexuels, j'avoue craindre pour la vie de mon cousin. si jamais le vieux apprend tout ça, il est mort, ou quelque chose dans le genre. je passe le plus souvent possible chez mes parents, pour ma mère et surtout pour alexis. je ne peux pas le faire loger chez moi. c'est bien trop petit et manny prends une place considérable cette grosse morue. mais c'est alexis et je lui ai fait une promesse alors je trouve toujours du temps pour lui, il est ma priorité même. les rôles s'inversent. après avoir veillé sur moi, je dois prendre les choses en main. bref. je n'en n'étais pas là à la base. « je t'aime sid. » j'éclate de rire. il arque un sourcil. non mais il n'a pas bientôt fini oui. il ne faudrait pas que je commence à le croire, ça pourrait me faire trop mal, comme la dernière fois que j'y ai cru. et ça, je le refuse. je lève les yeux au ciel et soupir. « t'es con toi j'te jure ... » sourire en coin. à son tour de lever les yeux au ciel et de soupirer. il me tend mon téléphone à contre coeur visiblement. « un jour, j'pourrais t'avoir pour moi tout seul ? » c'est quoi cette question à deux balles au juste ? je plisse les yeux. genre je suis capable de sonder son esprit. que dalle ouais. « on vient de passer trois heures tous les deux. et on bosse ensemble ce soir. » oui, j'avais besoin de le préciser. mon téléphone sonne. manny. je montre l'appareil, une grimace au bord des lèvres. « ouais, c'est bien c'que j'disais ... » il me fait signe de laisser tomber, récupère sa veste et prends la direction de la sortie. « j'suis désolée ... » que je lâche comme une espèce de supplication. mais il s'est tiré. soupir. je décroche. manny, elle est toute excitée. manny, elle a trouvé une connerie à faire. « un jour, faudra que tu lui dises quand même. » ouais, elle a raison. mais j'veux pas. on sait jamais, des fois que ça ferait trop mal. « lui dire quoi au juste ? y a rien à dire t'sais. lui et moi, c'est pas envisageable. et puis, sérieusement, qu'est-ce qu'il foutrait avec moi ? qui te dis que c'est ce qu'il veut ? nan, sérieux manny, y a rien à dire. » j'attrape ma veste et prends, à mon tour, la direction de la sorte. « tu peux pas me la faire à moi sid et tu l'sais. t'es amoureuse. » j'avale ma salive avec une difficulté incommensurable. « ta gueule manny. j'suis là dans dix minutes. » je lui raccroche à la tronche. elle l'a mérité. elle m'a gonflé. mais je l'aime. et elle a raison aussi. mais ça, c'est hors de question. je ne peux pas me laisser aller. je me suis fait une promesse merde. et je le déteste de me rendre aussi idiote. je le déteste du plus profond de mon être.
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Capitaine Crochet
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MessageSujet: Re: (sidney) let it go.   Mar 19 Avr 2016 - 17:26

Welcoooooome si on peut dire ça huhu
Il va falloir qu'on se trouve enfin un lien entre nos deux demoiselles !!! mdr
Bon je pense qu'il est trop tard pour te souhaiter bonne chance pour ta fiche, tout ça tout ça mdr tombe
cutie french



Bad timing tore us apart
Look, if you reject him now, he’s gonna make it his life’s mission to go out there and meet the most perfect, beautiful girl in the world just to try and get over you. And he’ll end up marrying this other woman and spending the rest of his life with her. And you know, he’ll tell himself that she’s perfect and he really must be happy, but she won’t be you.
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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 12/03/2016
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MessageSujet: Re: (sidney) let it go.   Mar 19 Avr 2016 - 17:31

t'inquiètes, on va se trouver quelque chose pour une fois calin
ouais, en effet, c'est trop tard mais c'est pas grave, je prends quand même mdr
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Capitaine Crochet
ICI DEPUIS LE : 15/03/2016
MESSAGES : 934
MessageSujet: Re: (sidney) let it go.   Mar 19 Avr 2016 - 17:50

Bienvenue parmi nous !!
Ca fait plaisir de relire cette fiche ! Je suis complètement fan du moment où Manny lui arrache sa perruque, c'est trop beau mow Je te valide, of course ! Et je réfléchis à un petit lien huhu

Te voilà validé(e) ! Mais ce n'est que le début de ton aventure sur SATD ! Tu peux maintenant créer ta fiche de liens pour qu'on puisse venir te proposer des liens avec les autres personnages ! N'oublie pas non plus de recenser le métier et le logement de ton personnage, ça peut aussi aider pour les liens. Tu peux par ailleurs créer le téléphone de ton personnage, pour plus de réalisme ! Et si tu as envie de t'amuser un peu autrement qu'avec les rps, et de connaître un peu les membres du forum, viens nous rejoindre dans la partie détente ! Sur ce, nous te souhaitons la bienvenue sur SATD, en espérant que tu t'y plaises et que tu t'amuses.



Bad timing tore us apart
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(sidney) let it go.

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