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 Lucy | This is a place where I feel at home

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Capitaine Crochet
ICI DEPUIS LE : 15/03/2016
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MessageSujet: Lucy | This is a place where I feel at home   Ven 8 Avr 2016 - 17:42

Lucy Melody Donegan
Informations du personnage
Nom : Donegan, elle a préféré reprendre son nom de jeune fille après son divorce, comme une façon d'effacer cette erreur. ◦ Prénom(s) : Lucy, un prénom signe de lumière et de détermination. Ca lui correspondait assez, avant. Melody, le prénom de sa grande-tante, autrefois très proche de la famille. Un deuxième prénom qui lui va comme un gant. ◦ Âge : 27 ans, un âge qu'elle a un peu de mal à accepter, puisqu'elle a l'impression de ne pas avancer. ◦ Date et lieu de naissance : le 28 juillet 1988 à Dublin, en plein milieu de l'été, et pourtant, il pleuvait des cordes ce jour-là. ◦ Nationalité et origines : Américano-irlandaise depuis son mariage, mais elle préfère dire qu'elle est restée purement irlandaise. ◦ Métier/études : Dessinatrice de BD, mais elle n'a plus de bd à dessiner en ce moment. Autant dire qu'elle galère un peu. ◦ Statut marital : Divorcée, et heureusement. Son mari était une désillusion, et son coeur a toujours été ailleurs. Elle restera seule toute sa vie, sans doute. ◦ Orientation sexuelle : Hétéro, jusqu'à preuve du contraire, les femmes et leurs formes ne l'ont jamais intéressée plus que ça. ◦ Groupe : Capitaine CrochetCrédits images : Schizophrenic (avatar) , Daily Lily Collins Tumblr (gifs)
Anecdotes
01. Dessin. Ca a toujours été sa passion, depuis le plus jeune âge, alors qu'elle ne faisait encore que des gribouillages. Elle n'a jamais pris de cours de dessin, mais lorsqu'elle avait ne serait-ce qu'une minute de libre, elle sortait son crayon et dessinait sur le coin d'une feuille. Au fil des années, les gribouillages sont devenus merveilles.
02. Meilleur ami. Ah... Lui. Elle le connaît depuis si longtemps qu'elle n'arrive même plus à se souvenir. C'était à l'école, sans doute, et puis, ils étaient voisins. Deux petits irlandais destinés à se rencontrer. Elle en est folle. Folle amoureuse. Mais c'est un secret, un qu'elle a gardé, et qu'elle gardera, toute sa vie. Elle le soutiendra toujours, quoi qu'il advienne. Même si ça signifie voir une autre à son bras.
03. Musique. Le piano, elle a commencé à six ans, et ça ne l'a jamais quittée. Le choix entre le dessin et la musique a été bien difficile à faire pour elle. Elle aime la musique, l'effet que ça a sur elle, elle aime entendre le son d'un piano, et lorsqu'elle en voit un, il lui est très difficile de ne pas se poser et de taper ses touches. Son compositeur préféré restera à jamais Chopin, qu'elle peut écouter n'importe quand, ça la détend toujours.
04. Brahms. Un lien particulier la rattache à la berceuse de Brahms, certainement parce que ses parents la berçaient avec, bébé, et que c'est ce que son meilleur ami lui a joué au violon, la première fois qu'il a joué devant elle. Elle se souviendra toujours de ce moment. Chaque fois qu'elle entend cette mélodie, elle pense à lui, à ce moment, elle ferme les yeux, et elle profite, se remémore.
05. Voyage. Elle a toujours voulu voyager. Par dessus la musique, par dessus le dessin, voyager a toujours été son rêve ultime. Quitter Dublin, c'était son objectif depuis le début. Lorsqu'elle a pu, elle s'imaginait une vie de rêve, mais voilà, ça ne s'est pas passé comme ça. Elle a tout perdu en partant, y compris une chance avec son meilleur ami. Et même à son retour, plus rien n'était pareil.
06. Bordélique. Elle est incapable de tenir un appartement rangé pendant plus de deux jours. Ca a toujours été un problème dans sa vie. Elle perd beaucoup de choses de cette façon, sous les décombres. Cependant, quand ça la prend, elle peut passer des heures à ranger sans rien faire d'autre jusqu'à ce que ce soit réellement parfait. Bordélique, mais aussi maniaque.
07. Photo. Elle n'aime pas qu'on la prenne en photo. Ce n'est pas vraiment qu'elle se trouve moche dessus -quoique- mais elle n'aime simplement pas le fait d'apparaître sur une photo. Elle n'a donc pas d'album photo qui la concerne, seule sa mère a voulu en faire un. La seule photo d'elle qu'elle garde toujours sur elle, c'est une où on meilleur ami est avec elle. Elle a cette photo dans son porte-monnaie, et ne s'en sépare jamais.
08. Frère. Elle a un petit frère, qu'elle adore. Ils ont trois ans d'écart, mais ils sont comme des doubles. Ils se sont toujours soutenus dans leurs choix, ils ont toujours été là l'un pour l'autre. Son frère, elle l'aime. Elle l'appelle pratiquement tous les jours pour avoir des nouvelles. Ils sont très complices.
09. Soeur. Elle a aussi une petite soeur, bien plus jeune, qu'elle aime tout autant. Elle a eu bien du mal à la quitter, lorsqu'elle est partie. Elle vit elle aussi encore chez leurs parents, puisqu'elle n'est pas encore majeure. Elles se ressemblent beaucoup dans leur comportement, paraît-il. Elle prie pour que sa soeur ne suive pas son chemin, cependant. Elle est prête à tout pour la protéger, sa petite soeur.
10. Ex-mari. Elle a fait l'erreur de se marier, une fois. Elle pensait que c'était le bon, parce qu'elle était heureuse avec lui, au début. Parce qu'enfin elle n'attendait plus son meilleur ami. Seulement voilà, mariés, il devenait insupportable. Elle en a reçu, des coups, et n'a jamais rien dévoilé. Puis elle a demandé le divorce après deux ans de maltraitance, épuisée, et parce qu'il l'avait trompée. Elle y pense souvent, et a peur des hommes à présent.
Pourquoi ce groupe ?
Elle a perdu toute innocence le jour où son mari a commencé à la frapper. Elle était si bien autrefois, avant de quitter Dublin pour Chicago, elle était pleine de vie, elle riait, elle souriait à la vie. Aujourd'hui, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, sa part sombre a pris le dessus. Elle ne croit plus vraiment en la beauté de l'existence, ni en la possibilité d'une vie meilleure. Tout s'est envolé en fumée.
Qui se cache derrière l'écran ?
Pseudo/Prénom : Emi Burton/Caroline ◦ Âge : 20 ans, pour le moment ! ◦ Inventé, pré-lien ou scénario ? Inventé ! ◦ Comment connais-tu le forum ? Well huhuQu'en penses-tu ? Ca va, il est cool siffleAcceptes-tu le doublon de prénom ? Nope ! ◦ Un dernier mot : Le forum il est même pas encore ouveeert sifflePour le bottin :
Code:
<pr>Avatar</pr> → <a href="LIEN DE TON PROFIL"><psebt>Pseudo</psebt></a>



Bad timing tore us apart
Look, if you reject him now, he’s gonna make it his life’s mission to go out there and meet the most perfect, beautiful girl in the world just to try and get over you. And he’ll end up marrying this other woman and spending the rest of his life with her. And you know, he’ll tell himself that she’s perfect and he really must be happy, but she won’t be you.
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Capitaine Crochet
ICI DEPUIS LE : 15/03/2016
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MessageSujet: Re: Lucy | This is a place where I feel at home   Ven 8 Avr 2016 - 17:42

« I'm bulletproof, nothing to lose, fire away, fire away... You shoot me down but I won't fall, I am titanium »
When we first met
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Avez-vous déjà rencontré quelqu’un de si essentiel à votre vie, quelqu’un qui a pris tant d’importance que vous ne vous souvenez même plus de comment vous l’avez connu, ou du moment précis où cette personne est devenue votre ami ? Du moment exact où, soudain, elle a pris toute son importance ? J’ai oublié le jour exact de ma rencontre avec Luke. J’ai oublié qui avait accosté l’autre en premier, la couleur de son haut, pourquoi j’étais seule et pourquoi après ça, je ne l’ai plus jamais été. Je sais cependant qu’il a immédiatement touché mon cœur, et que, déjà à l’époque, je ne pouvais me passer de lui ne fût-ce qu’une journée.

Elle était assise seule sur un banc, ce jour-là, jolie petite fille brune au regard triste, elle regardait les fleurs roses des cerisiers se déposer tranquillement sur le sol, créant un tapis de douceur sur le goudron de la cour de récréation. Elle n’avait que quatre ans, et sa seule amie de l’époque était malade ce jour-là. Elle n’était pas vraiment populaire, même enfant. Luke, lui, était son contraire. Il était de ces garçons autour desquels le monde gravite, comme un leader sur un terrain de jeu. Il avait la balle et tout le monde se rassemblait autour de lui. Un vrai soleil, et tout son système solaire avec lui. Elle les voyait s’amuser, au loin, et elle dessinait dans son coin les figures joyeuses des enfants qu’elle observait. Ce n’était pas des dessins très réalistes, bien plus proches du gribouillage que de la réelle esquisse, mais elle était déjà incapable de tenir une journée sans son crayon. Luke avait remarqué la petite seule sur son banc, et n’avait pu s’empêcher d’aller la voir, aimant à bonne humeur ne supportant pas de voir quelqu’un seul dans son coin. Personne ne l’avait suivi, cette fois-ci. Le sourire aux lèvres, il s’était approché d’elle et lui avait demandé comment elle s’appelait. Elle avait relevé la tête et avait sursauté en le voyant. « Lucy. » Son sourire s’était élargi. « Luke. On joue à cache-cache ? » C’était parti de là. Une simple partie de cache-cache qui avait changé leur vie toute entière. Sans Luke, elle n’aurait certainement pas connu tous ses amis, elle serait sans doute restée la petite fille maussade, seule sur un banc avec ses crayons et ses papiers. Une partie de cache-cache avait suffi pour les rendre inséparables. Alors camarades de classe, leur amitié attirait les foudres des professeurs, qui se plaignaient toujours de leurs chuchotements, de leurs rires ou de leurs jeux. Alors séparés dans la salle de classe, ils trouvaient toujours moyen de se faire passer des messages, et un seul regard suffisait pour les faire rire. Il n’y avait pas plus belle amitié que la leur. Dans tout l’univers, selon Lucy, huit ans. En voyant cette amitié si particulière se développer entre les deux enfants, leurs parents, certainement bien plus perspicaces qu’eux, les imaginaient déjà mariés ensemble. Ils avaient tout pour se rapprocher, ils étaient comme destinés à rester ensemble pour le restant de leur existence. La maison de Luke était au coin à droite de la rue de celle de Lucy, si bien qu’à peine rentrés, ils s’envoyaient déjà des signaux de leurs chambres. Plus tard, ils avaient même fabriqué ce fameux appareil servant à communiquer : un fil reliant deux boîtes de conserves, puis, un Noël, on leur avait chacun offert un talkie-walkie, pour qu’ils puissent se parler plus simplement. Lucy et Luke passaient pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensemble, à se parler, à partager leurs rêves et découvertes. Ils évoluaient ensemble, tout doucement, grandissaient dans la main l’un de l’autre.

Luke, tu n’as pas idée à quel point ton amitié a apporté de la couleur à mon monde. Nous n’étions que des enfants à l’époque, mais je me souviens t’avoir entendu parler des nuages. Tu disais qu’ils naissaient des rêves que l’on faisait la nuit, comme dans les bandes-dessinées qu’on lisait parfois, ces bulles en nuages… Nous ne connaissions pas encore la véritable histoire de la formation des nuages, les faits scientifiques nous étaient inconnus, et, à vrai dire, c’était bien mieux comme ça. Alors, selon toi, chaque nuage était un rêve, et tous voyageaient ensemble, en suspens, jusqu’à ce qu’on les oublie, ou qu’ils se réalisent. Ca avait quelque chose de si poétique que je n’ai jamais oublié. Quand je regarde les nuages, je vois nos rêves.

That night I can't remember
☆☆☆☆☆☆☆☆

Nos dix-huit ans… On avait choisi de les fêter ensemble, parce qu’on avait le même cercle d’amis, et qu’on avait passé quasiment toute notre vie ensemble. Ca paraissait la chose la plus logique à faire. Je crois que l’on n’aurait pas dû acheter autant d’alcool. On avait profité de notre âge pour faire le plein de bouteilles, et mon dieu, ce que je regrette. La nuit entière a été complètement effacée de ma mémoire. Je ne me souviens de rien, absolument rien. Je me souviens que tu es venu me chercher, que mon frère m’a charriée par rapport à ma robe, un peu trop aguicheuse sans doute, qu’on est allés à la salle des fêtes qu’on avait louée pour l’occasion, je me souviens du premier verre, des rires, de la musique, d’avoir dansé, je me souviens du deuxième verre, d’avoir senti ma tête tourner un peu, d’avoir dansé un peu plus, des premiers shots et puis… Plus rien. Le reste est blanc. Lorsque je me suis réveillée, j’étais chez moi, et ma tête explosait.

Vêtue de sa jolie robe rouge, un décolleté légèrement plongeant, assez courte, merveilleusement bien maquillée, elle ouvrit la porte, sous les remarques de son frère, à son meilleur ami qui l’attendait là pour l’emmener faire la fête. Dix-huit ans. Ils étaient enfin majeurs. Bon, à vrai dire, elle ne l’était pas encore, mais Luke l’était. Ils fêtaient leur anniversaire en même temps cette année, si importante pour eux. Lorsqu’elle ouvrit la porte, il fut subjugué par la beauté de son amie. Il imaginait déjà tous les regards des garçons se tourner sur son chemin et ça le rendait déjà jaloux. Il détestait quand les autres la regardaient, il aurait voulu être le seul. Et pourtant, il n’était que son ami. Son meilleur ami. Elle tourna sur elle-même, joyeuse, pour lui montrer sa jolie tenue. « Alors ? Comment tu me trouves ? On me donne dix-huit ans ? » Il resta bêtement sur le perron, la bouche ouverte en la regardant en tentant de ne pas paraître trop… amoureux, puis lâcha un sourire, reprenant son rôle de meilleur ami imperturbable. « C’est parfait. Tu vas faire un malheur à la fête ! » Elle s’arrêta de tourner et sourit, presque déçue de l’entendre. Elle allait faire un malheur mais, lui, ne la regarderait pas vraiment. Elle était comme une sœur. Il était comme un frère. Ils prirent la voiture de Luke, qui avait obtenu son permis quelques mois auparavant, et partirent pour leur fête. Ils avaient vu les choses en grand, se servant de leurs petites économies, de leurs parents et de leurs amis pour organiser la fête de leurs rêves. Ils s’amusaient comme des fous, et Lucy avait déjà bien trop bu. Sur la piste de danse, Luke et elle dansaient l’un contre l’autre, si proches qu’elle sentait la respiration de son ami sur ses joues. Sa main sur son cou, elle lui souriait. Ses yeux glissaient régulièrement sur ses lèvres et l’euphorie du moment l’empêchait de relever le regard, ou de s’éloigner de lui. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, aussi vite que le tempo de la musique. Luke la tenait par la taille, les rapprochant un peu plus. Il l’aimait tellement déjà, depuis si longtemps. Il avait bu lui aussi, un peu moins que Lucy, juste assez pour faire des bêtises, et pas assez pour oublier. Il y eu un échange de regards, un échange de sourires, et leurs lèvres se trouvèrent enfin. Ils étaient dans leur monde, loin de cette fête, la musique n’avait plus d’importance, ils s’embrassaient, et tout changeait. Cette seule fois, ils franchirent la barrière de l’amitié. Une seule et unique fois. Lucy avait trop bu, beaucoup trop, et après ce baiser, elle avait filé aux toilettes pour éliminer tout l’alcool qu’elle avait dans le sang, laissant Luke seul sur la piste de danse, avec le sentiment terrible d’être responsable de son malaise. Après ça, il l’avait raccompagnée chez elle, et le lendemain, Lucy avait tout oublié de ce baiser. Pas Luke.

La vérité, Luke, c’est que j’étais déjà folle de toi à l’époque. J’aurais voulu que tu me prennes la main, ce jour-là, que tu me dises que j’étais belle, ou que tu me dises que cette robe était bien trop courte et que le regard des garçons serait bien trop tourné sur moi. J’aurais voulu que tu m’embrasses, ce soir-là. Je n’ai aucune idée de ce qui est arrivé, cette fête, je ne m’en souviens plus. Mais après ça, tu t’es un peu éloigné. Tu as changé, juste un peu. Tu as trouvé quelqu’un et j’ai cru mourir. Tu n’as jamais su, Luke, à quel point j’ai eu mal, en te voyant la prendre dans tes bras, en te voyant l’embrasser, et la tenir par la main. J’ai été ta meilleure amie, j’ai essayé d’être heureuse pour toi, et j’ai même trouvé quelqu’un, moi aussi, mais je n’ai jamais eu autant de chance que toi en amour, et cet homme, ce garçon, n’a jamais été très correct. J’étais amoureuse d’un autre. Mais je ne pouvais pas te dire que c’était toi, pas vrai ? C’aurait été trop cruel, trop ridicule. Tu ne m’aurais peut-être même pas cru, alors j’ai préféré me taire. Et je n’ai jamais parlé depuis.

That day I left
☆☆☆☆☆☆☆☆

J’ai toujours voulu quitter Dublin, et l’Irlande, découvrir le monde… Ma première destination a toujours été les Etats-Unis, et New York. Le rêve américain ne m’a certainement pas épargnée. J’en parlais tout le temps. Je voulais partir d'ici, je voulais voir les grandes villes illuminées et remplies de monde, là où, dit-on, tout est possible. Pour moi, qui ai toujours été assez naïve, c’était la vérité. Aux Etats-Unis, tous mes rêves se réaliseraient. Moi, je rêvais de dessiner. J’aurais pu le faire un peu partout, c’est vrai, mais j’avais envie de réussir aux Etats-Unis, de devenir dessinatrice de mode, ou dessinatrice de bandes-dessinées, ou de comics, ou dessinatrice tout court. Je voulais marquer le monde de mes dessins, que ça change quelque chose, une manière à moi de changer le monde, un peu comme un reporter le ferait avec ses photos, je voulais le faire en dessin. J’en ai tellement rêvé, de ce départ. J’ai tout laissé derrière moi, y compris Luke, pour ça. J’aurais dû rester, sans doute.

Il était sept heures du matin et l’aéroport fourmillait déjà de monde. Ils se pressaient tous pour ne pas arriver en retard, traînant leurs valises derrière eux tant bien que mal. Lucy avait réservé ses billets plusieurs mois auparavant déjà. A dix-huit ans à peine, après avoir obtenu son diplôme, elle s’envolait déjà pour l’Amérique. Elle avait passé toute sa jeunesse à crier haut et fort qu’elle partirait d’ici, pour conquérir le monde. Maintenant qu’elle y était, elle tremblait de peur. Ses parents étaient là, aussi anxieux qu’elle, sinon plus, et tristes de voir leur fille partir si vite et si loin d’eux. Son frère et sa sœur n’étaient pas là, l’école les attendait et ils ne pouvaient donc pas dire au revoir à leur sœur à l’embarquement. Tant mieux, avait-elle pensé. Sa sœur aurait pleuré, et l’aurait supplié de rester tandis que son frère lui aurait dit une dernière fois qu’il la détestait, sans le penser vraiment. C’était bien mieux qu’ils ne soient pas là. Elle avait déjà le cœur assez serré. Luke, lui, avait insisté pour venir. Il ne pouvait pas s’empêcher de lui dire au revoir. Il était venu seul, sans sa petite-amie, et était le seul ami autorisé à venir à l’aéroport. Lorsqu’il avait su qu’elle partait, quelques semaines plus tôt, il avait vu son monde s’écrouler. Sa meilleure amie partait à l’autre bout du monde, et pire, sans lui. Lucy était déterminée, elle l’avait toujours été, c’est vrai, mais ça avait été si soudain. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle parte si tôt. Alors qu’on demandait aux passagers de son vol d’embarquer, l’heure des adieux sonna. Ses parents la prirent dans les bras, lui demandant de faire attention et de l’appeler aussitôt arrivée, lui rappelant également tout l’amour qu’ils lui portaient. Sa mère lâcha quelques larmes avant de s’écarter pour éviter de s’effondrer. Puis ils laissèrent à Luke et Lucy le temps nécessaire pour se dire au revoir. Elle pleurait déjà, et il n’en était pas loin non plus. « Fais attention d’accord ? Ne te laisse pas embarquer par n’importe quel américain sous prétexte qu’il est beau et veut devenir acteur. » Ils éclatèrent tous deux de rire, avant de regagner le silence. Elle baissa la tête, puis s’approcha de lui et le prit dans ses bras. Elle le serra fort, aussi fort qu’elle le pouvait, et il en fit de même. « Tu viendras, pas vrai ? Tu me rejoindras, plus tard ? » Il hocha la tête sans répondre, la gorge bien trop serrée pour ça. A vrai dire, il n’était pas réellement sûr de pouvoir la rejoindre un jour. « On reste en contact. Il y a les mails, les lettres, les téléphones… Tu n’auras simplement pas à me supporter tous les jours ! » Là encore, les rires, puis le silence. Elle avait mal au cœur. Le quitter était bien plus difficile qu’elle ne l’aurait cru. « Fais attention à toi, Lucy. » Il passa une dernière fois sa main dans ses cheveux comme pour en mémoriser la texture, puis s’écarta pour la regarder en face. Ses yeux dérivèrent à ses lèvres mais il les releva bien vite, dans un sourire. « Je t’appelle dès que j’arrive. » Il hocha la tête, tâchant de résister à l’envie de l’embrasser, puis on appela une nouvelle fois les passagers de son vol, et elle s’éloigna de lui, tout doucement, à reculons, de peur de le quitter des yeux une seule seconde. A peine montée dans l’avion, elle comprit qu’elle faisait l’une des pires erreurs de toute sa vie, sans pour autant faire machine arrière.

Je n’aurais jamais dû partir, Luke. Si tu savais comme je le regrette aujourd’hui. Si je n’étais pas partie, tout aurait sans doute été différent. Les Etats-Unis, le rêve américain, ça n’a jamais fonctionné pour moi. Je n’ai jamais eu énormément de chance, tu le sais bien, et ce continent n’a fait qu’accentuer cette impression. Je ne t’ai jamais rien dit, j’ai préféré te laisser croire que tout allait pour le mieux, que j’avais trouvé un travail génial chez un bon éditeur du coin, alors que je travaillais dans un fast-food pour payer le loyer de mon appartement miteux. Lorsque tu me demandais de t’envoyer des copies de ce que je faisais, je prétendais avoir oublié, ou ne pas avoir pu te les faire passer parce que mon éditeur le refusait. J’ai inventé tant d’excuses, Luke, pour ne pas que tu vois à quel point la vie ne me réussissait pas, tandis que tout allait bien pour toi. J’ai toujours eu une sacrée fierté, je le sais bien. Je refusais de rentrer, pour ne pas avoir à entendre ma famille dire qu’ils avaient raison. Alors j’ai continué. J’aurais dû rentrer, Luke.

When you married that woman
☆☆☆☆☆☆☆☆

Quelques années ont passé depuis que je suis partie. Luke avait quitté sa petite-amie de l’époque, j’avais trouvé quelqu’un, puis lorsque j’ai quitté cet homme, il a trouvé quelqu’un d’autre. A croire que le destin ne cessait de se jouer de nous. Je n’ai jamais avoué mon mal du pays, j’ai toujours gardé le secret, tout comme j’ai gardé le secret de mon amour pour lui. Il n’est jamais venu vivre aux Etats-Unis avec moi. Il n’a jamais voulu. Et le temps a passé. Lorsqu’il m’a annoncé qu’il allait se marier, mon cœur s’est arrêté. Il avait l’air si heureux, si amoureux, que je n’ai rien dit. J’ai souri, je l’ai félicité. Puis j’ai éteint mon ordinateur et j’ai pleuré dans mon coin. Il allait se marier. S’unir à une autre femme pour l’éternité. Quelque part, j’avais toujours gardé dans mon cœur l’espoir que ce serait moi. Je me suis bien trompée. Son mariage a été le pire jour de toute ma vie. Mais j’ai agi comme s’il s’agissait de l’un des meilleurs. Pour lui.

Il lui avait demandé d’être sa dame d’honneur, et elle n’avait simplement pas pu refuser. Il était son meilleur ami, après tout. « Va au mariage, et arrête-le. Dis-lui que tu l’aimes, fais lui comprendre qu’il se plante ! » Son frère tentait de la convaincre, son fidèle confident, celui qui, dès le début, avant même qu’elle ne s’en rende compte par elle-même, avait tout compris. Il croyait en eux, comme s’ils étaient faits pour être ensemble. Lucy sourit, attristée. « Je ne peux pas faire ça. » Gâcher le mariage de son meilleur ami, pour des sentiments qu’elle pensait non-réciproques, c’était bien trop égoïste. Il ne lui pardonnerait certainement pas. Alors elle accrochait son plus beau sourire à ses lèvres, enfilait sa jolie robe et filait au mariage de Luke dans le but de l’épauler. Jamais, jamais, elle ne ferait obstacle à ses rêves. Elle se l’était toujours promis. Quoi qu’il puisse arriver, elle serait là, à ses côtés. Le temps était radieux. Avant d’entrer dans l’église, elle leva les yeux au ciel. Quelques nuages accompagnaient le soleil majestueux. Elle sourit alors, nostalgique de ce temps où il lui avait raconté que les nuages étaient issus des rêves. Elle se demanda alors si le rêve de Luke se réalisait aujourd’hui. Le sien était-il quelque part, aussi ? Elle ferma les yeux quelques instants, une légère brise balayant ses cheveux, et prit une grande inspiration pour se donner du courage. Aujourd’hui, il se mariait. Et elle l’aiderait. Luke, quant à lui, observait la rue de sa fenêtre. Il voyait les invités arriver un à un, et personne ne pensait à lever la tête pour l’apercevoir. Ici, il pouvait tout observer. Il remarqua bien vite Lucy, juste en face, qui admirait le ciel. Sa beauté le faisait toujours autant chavirer. Il s’était promis de ne plus jamais la regarder comme il la regardait à présent. Il se joignit à sa contemplation, en silence, et se remémora cette théorie naïve qu’il avait eu, plus jeune, sur les nuages. Parfois, il se demandait si leurs rêves étaient toujours là, au-dessus de leurs têtes. Lucy les avaient sans doute réalisés, ses rêves, aux Etats-Unis. Il l’admira encore quelques secondes, puis se détourna finalement. Il allait se marier. C’était censé être le plus beau jour de sa vie, il était censé aimer profondément sa fiancée, et vouloir passer le reste de sa vie avec elle. Il l’aimait, oui. Mais elle n’était pas Lucy. Il se mariait aujourd’hui, et Lucy ne le sauverait pas.

Luke. Tu es un homme marié à présent. J’ai encore du mal à m’y faire. Je suis repartie de Dublin avec la boule au ventre. Je déteste ta femme. Je déteste le fait qu’elle soit ta femme, et tu n’en as pas la moindre idée. Voir ton sourire lorsque tu lui disais oui m’a bouleversée, j’ai senti mon cœur exploser. Tu m’as brisé le cœur, Luke, mais ce n’est pas ta faute. J’espère sincèrement que cette femme te rendra heureux, car tu mérites tout le bonheur que l’on puisse t’offrir. Tu es le meilleur homme que la Terre puisse porter, et tu resteras toujours mon meilleur ami. Jamais je ne t’empêcherai de vivre tes rêves, jamais je ne serai celle qui te retiendrait. Tu es si précieux à mes yeux que je m’efforce d’être heureuse pour toi, de t’encourager. Je te souhaite tous mes vœux de bonheur, Luke. Je t’aimerais toujours. De tout mon cœur.

When I married that man
☆☆☆☆☆☆☆☆

Lorsque Luke s’est marié, quelque chose en moi s’est brisé. Je ne saurais comment l’expliquer. Plus que mon cœur, mon âme-même est tombée en morceaux. J’ai mis du temps à m’en relever, j’ai souri, comme toujours, j’ai dit que j’étais heureuse pour lui, comme la meilleure amie que j’avais toujours été, mais il y avait quelque chose de différent. Alors j’ai essayé de tourner la page, j’ai gardé ce sourire qui m’était propre et j’ai foncé tête baissée. J’ai fini par rencontrer un homme, que je pensais le meilleur au monde. J’avais toujours Luke en tête, incapable de l’oublier une seconde, mais je me suis convaincue que cet homme était le bon, qu’il était fait pour moi. Je l’ai aimé, c’est vrai. J’y ai mis tout mon cœur et toute mon énergie, une manière de me sauver, peut-être, dans cette vie qui n’avait rien de celle que je m’étais imaginée. Puis il m’a demandée en mariage. J’étais si surprise que j’ai pleuré. Ou peut-être était-ce la tristesse d’une page définitivement tournée. J’ai hoché la tête, et j’ai dit oui.

Elle avait fini par prendre la plus belle robe qu’elle avait trouvé dans le magasin, celle dont le prix était démentiel. Elle n’avait fait que la louer pour la journée, incapable de se payer une robe pareille. Sa mère avait insisté pour qu’elle se fasse malgré tout plaisir sur la robe. Elle était magnifique, selon elle, vêtue de cette longue robe blanche, les cheveux relevés, bouclés, laissant quelques mèches aux coins de son visage, les yeux maquillés avec adresse, quelques parures complétant la tenue. Sa mère avait pleuré, son père n’avait cessé de lui répéter que si elle le voulait il l’emmènerait loin d’ici, comme s’il avait toujours su que ce mariage n’avait pas lieu d’être. Elle avait toujours refusé. Lucy, elle avait toujours été très têtue, déterminée. Lorsqu’elle avait dit oui, il était hors de question de faire marche arrière. Elle l’épouserait. Elle avait invité Luke et sa femme au mariage, évidemment. Il était censé être son témoin. Elle serait bientôt américaine, par alliance. Comme si elle reniait une partie d’elle-même. L’heure de la cérémonie approchait, et Luke n’était toujours pas arrivé. Aucun signe de lui. Peut-être que son vol avait pris du retard, peut-être qu’il arriverait en trombe en pleine cérémonie, criant le ‘je m’y oppose’ qu’au fond, elle attendait. On lui posa la question fatidique et elle tourna la tête vers l’entrée, espérant presque un signe, rien qu’un seul. Rien. Elle baissa la tête et feignit son gigantesque sourire en répondant oui, comme s’il s’agissait de l’homme de sa vie. Luke n’était toujours pas apparu. Il avait raté son propre mariage, lui, son témoin, son meilleur ami, le seul être essentiel, selon elle. A des milliers de kilomètres de la réception, Luke restait penché sur son téléphone. L’heure avançait, et il connaissait à présent par cœur le décalage horaire entre Chicago et Dublin. Elle se mariait, en ce moment-même. S’il avait eu le courage, il serait allé la rejoindre, et il lui aurait demandé de tout arrêter. C’était tellement égoïste qu’il en riait lui-même, amèrement. Jamais il ne pourrait lui faire ça. Alors il avait préféré rester là. Ca faisait plusieurs mois déjà que sa femme l’avait quitté, qu’il était de nouveau seul. La vérité, c’est qu’il était blessé, qu’il avait mal. Il l’aimait, après tout. Elle se mariait, et il divorçait. Il n’avait rien dit à Lucy, allez savoir pourquoi. Sa vie semblait si parfaite qu’il n’avait pas voulu ternir cette image qu’elle pouvait avoir de celle-ci. Trop tard. Elle avait sans doute dit oui. Il ruminait seul, bière à la main, dans son appartement à peine éclairé, encore encombré de cartons qu’il n’avait pas eu le courage de déballer. Après quelques heures, son téléphone sonna, et il n’eut même pas besoin de lire le nom du destinateur qu’il savait déjà qu’il s’agissait de Lucy. Il hésita, puis finit par décrocher. « Tu as loupé mon mariage, enfoiré ! » Evidemment, elle était en colère. Il avait tout raté. C’était une véritable malédiction. « Je suis désolé Lucy… Je n’ai pas pu venir. » Elle soufflait de rage dans le micro de son téléphone, résolument déçue. « Et c’est quoi ton excuse, dis-moi ?! Mon meilleur ami n’est même pas venu à MON mariage ! Est-ce que j’ai raté le tien, dis-moi ?! J’étais là pour toi ! Tu aurais pu être là pour moi ! J’avais besoin de toi et tu m’as laissée tomber ! Alors quoi ?! T’es malade, t’as attrapé le sida et t’es à l’article de la mort ?! T’as eu un accident et t’es paralysé ?! L’avion s’est crashé et t’es le seul survivant ?! Ou alors c’est ta femme qui ne veut pas que tu viennes ?! » Elle savait qu’elle allait trop loin, mais il lui était impossible de s’arrêter. Il souffla alors, et lâcha un petit rire blessé. « J’ai divorcé, Lucy. » Elle était si choquée qu’elle ne répondit pas. « Ca fait quelques mois. A peu près à la même période que lorsque tu m’as dit que tu étais fiancée… Je ne voulais pas te le dire… Désolé de ne pas être venu à ton mariage. » Il avait soupiré un instant, puis, sans qu’elle ne puisse répondre plus, raccrocha.

Si tu savais ce que je regrette, Luke. Tout. De ne pas t’avoir empêché de te marier, pour m’être moi-même mariée, pour t’avoir hurlé dessus alors que tu traversais un moment difficile, et pour ne pas avoir rappelé, après ça. Je regrette tant de choses, si tu savais. Je n’aurais jamais dû l’épouser, jamais. Je croyais qu’il était le bon, que je l’aimais. Je me suis totalement trompée. Il ne peut pas être le bon quand il frappe, pas vrai ? J’ai la peau couverte de bleus. Je ne t’ai rien dit, je ne te le dirai jamais. Mon meilleur ami… Tu n’as pas idée de combien j’aimerais que tu sois à mes côtés, en ce moment. Je t’aime tellement. Je suis mariée à présent. Et je souffre, plus que jamais. Je ne dis rien, je me tais, je souris et je fais mine d’être heureuse, à croire que j’ai pris l’habitude avec le temps. Tu me manques. Lorsqu’on se parle, j’ai envie de tout déballer, de te demander de venir à mon secours, mais je préfère que tu ne saches rien. C’est mieux comme ça. Il me détruirait pour de bon, si qui que ce soit l’apprenait. Il me tuerait, peut-être. J’ai peur, Luke, tellement peur. Tu me manques.

Now I'm falling to the ground
☆☆☆☆☆☆☆☆

Je l’ai aimé, cet homme que j’ai épousé. Je l’ai sincèrement aimé. Moins que toi, Luke, mais je l’ai aimé. Quelques mois à peine après notre mariage, la violence dissimulée en lui s’est réveillée. J’ai été victime de ses coups de longs mois, qui ont fini par se prolonger en années. Deux ans. J’ai enduré sa violence durant deux longues années. Je n’ai jamais rien dit. Toujours si secrète, c’est vrai. Je ne dis jamais rien, lorsque tout va mal. J’ai tenu bon, j’ai couvert mes blessures en rajoutant toujours plus de tissu lorsqu’il n’y en avait pas besoin, j’ai ravalé mes larmes et j’en ai fabriqué des sourires. Je ne l’ai jamais quitté, parce que j’avais fait une promesse, parce que j’ai toujours été trop fière et que je ne supporte pas de voir que j’avais tort. Tu me connais, têtue comme une mule. Alors qu’il me frappait je te racontais que tout allait pour le mieux. Alors qu’il me rendait stérile, je te disais qu’on parlait d’enfants, alors qu’il hurlait, je te disais qu’il était l’homme le plus doux au monde. Je t’ai tant menti, Luke. Toutes ces années, je n’ai fait que te mentir. Ma vie à Chicago, je la déteste. Je dessine, c’est vrai, j’ai finalement trouvé une maison d’édition qui accepte de publier mes dessins, j’ai même créé une bande-dessinée. Mais ça ne fonctionne pas tellement. Et puis, ici, je ne suis pas chez moi. Je n’ai jamais été chez moi. Luke, si seulement j’étais restée. J’ai la sensation que mon départ a tout déclenché, comme si le simple fait d’être partie m’avait fait signer une vie misérable. Il m’a finalement trompée. J’aurais sans doute dû m’en douter après tout. Je ne peux pas lui donner d’enfant, je ne suis que son punching-ball. Elle est blonde. A croire qu’elle a la tête de l’emploi. Il m’a trompée et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est la version que tout le monde connait. Il m’a trompée, alors j’ai demandé le divorce. C’est tellement plus simple comme ça, et tellement banal. La vérité, c’est que ça m’a surtout donné une excuse. J’avais peur, avant. J’avais peur qu’une demande de divorce le rende si fou qu’il trouverait le moyen de m’abattre. Il aurait pu. Mais une tromperie, c’était l’excuse idéale. J’ai pu me réfugier chez une amie pour qu’il ne s’en prenne pas à moi, et après quelques longs mois, j’ai enfin été libérée. Tu sais, j’ai presque cru que cette fois-ci, ma vie allait commencer. Que cette fois, je pourrais te parler, te dire à quel point je t’aime, à quel point j’ai besoin de toi dans ma vie, constamment. Lorsque je suis revenue à Dublin, il y a quelques semaines, la première chose que j’ai voulu faire, c’est venir te voir, et tout te déballer. Te demander, te supplier, même, de m’aimer, et de m’accepter. Mais voilà, une fois de plus, le destin nous sépare. Tu as trouvé quelqu’un, Luke, quelqu’un de bien, je crois, cette fois. Je ne sais pas si tu comptes l’épouser un jour, mais tu as l’air si sérieux à son sujet. Avec elle, tu sembles bien. Alors je me suis une nouvelle fois tue, et je suis rentrée chez moi. Mon frère et ma sœur n’ont pas arrêté de me dire qu’il s’agissait d’une erreur et que je devais me battre pour toi, quitte à briser ton couple. Mais soyons honnêtes, je ne pourrais jamais te faire ça. Tu es mon meilleur ami, Luke, et l’amour de ma vie. Si ce n’est pas réciproque, tant pis. Je t’aimerais toujours, et je prierai toujours pour ton bonheur. J’espère que tu seras heureux, mon Luke. Je ne serai jamais un obstacle à ton bonheur.



Bad timing tore us apart
Look, if you reject him now, he’s gonna make it his life’s mission to go out there and meet the most perfect, beautiful girl in the world just to try and get over you. And he’ll end up marrying this other woman and spending the rest of his life with her. And you know, he’ll tell himself that she’s perfect and he really must be happy, but she won’t be you.
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