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 young and beautiful. (cassie)

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petit nouveau
ICI DEPUIS LE : 10/05/2016
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MessageSujet: young and beautiful. (cassie)   Jeu 1 Sep 2016 - 20:05

Cassie Ariel Mercury
Informations du personnage
Nom : Son nom famille est pas des plus compliqués. Mercury, c'est simple. C'est même une marque de voiture si elle se souvient bien. D'ailleurs, quoi qu'on en pense, elle n'a aucun lien avec un certain chanteur. Aucun. Pourtant, cela ne l'aurait pas du tout dérangé. Bien au contraire. ◦ Prénom(s) : En fait, ses parents avaient voulu l'appeler Cassandra, prénom qu'elle-même déteste à vrai dire. Mais la meilleure amie de ses parents leur a fait une remarque. Cette dernière comme leur a explique que par logique que de toute façon, la petite fille serait plus appelée Cassie que Cassandra. Alors ils finirent par opter pour son surnom. La jeune femme, elle, préfère. Elle est plus à l'aise avec et cela explique sans doute son rapport aux cassis. Sans doute. Son deuxième prénom a une tout autre histoire. En effet, sa mère était une fan inconditionnelle du conte de La petite Sirène et s'était promis d'appeler sa fille ainsi. Evidemment, ne voulant imposer son choix à son mari, elle préfère le mettre en deuxième prénom après concertation avec ce dernier. Ainsi, la jeune femme hérita du prénom Ariel. Elle l'utilise parfois à la place de son premier prénom. Si on a deux prénoms autant s'en servir non ? ◦ Âge : Cassie n'a jamais eu un problème avec son âge. Loin de là. Elle vit à fond sur ce côté-là. Les trente ans ne lui font pas peur. Elle a encore le temps de profiter durant les quatre ans qui lui reste. Ainsi, elle a vingt-six ans. C'est un bel âge. Oui, si elle ne le gachait pas comme elle le faisait. ◦ Date et lieu de naissance : Elle a toujours vécu à Dublin, ainsi c'est normal qu'elle y soit née. En effet, c'est un certain quatre juillet qu'elle pointa le bout de son nez sur la terre dublinoise. Elle y est toujours restée depuis ce jour. D'ailleurs, elle est assez fière, si on peut dire ça comme ça, de sa date de naissance. Qui ne connait pas le fameux film de Tom Cruise Born on the Fourth of July hein ? C'est d'ailleurs son film préféré. Assez trash, violent parfois et brisé. Comme elle en fait.  ◦ Nationalité et origines : De part sa mère, elle a des origines françaises. Mais assez lointaine. Elle a aussi un peu d'allemand avec d'ailleurs dans ses veines. Résidu de la guerre 1870 prussienne sans doute. Mais de par son père, elle est à cent pour cent irlandaise. Elle s'étonne presque de ne pas voir toute sa famille paternelle rousse. Ah les clichés. ◦ Métier/études : Elle s'était lancée dans des études dans une école de commerce. Cela lui plaisait. Elle se voyait déjà monter sa petite boutique. De quoi ? De vêtements évidemment. Elle aimait beaucoup dessiner des croquis, imaginer des tenues. Cela lui plaisait beaucoup. Mais elle a abandonné. Comme ça. Elle ne s'est pas remise et a préféré donner sa place à une autre plus méritante. Elle finit par prendre la place du gardien du cimetière. C'est elle à qui l'on s'adresse pour trouver une certaine tombe ou pour s'occuper des fleurs que l'on dépose sur les sépultures. Travail très ennuyant en somme. Mais c'était ce qu'il lui fallait selon elle, au plus grand damne de son frère et de ses parents. ◦ Statut marital : A vrai dire, elle est tout ce qu'il a de plus libre. Elle est célibataire depuis pas mal de temps maintenant. Elle préfère. Elle n'arrive pas encore à s'en remettre. Oh elle commence c'est sûr. Mais son coeur est loin d'être encore capable de se remettre à marcher pour le moment. Il faut lui laisser le temps comme elle dit. ◦ Orientation sexuelle : Bizarrement, pour elle, ça a toujours été une évidence. Une évidence cachée. Elle aimait les femmes. Et seulement elle. C'était un fait avéré. Les courbes masculines ne l'ont attirée que par convention sociales. Non, elle ce qui l'impressionne ce sont les courbes féminines. Définitivement. ◦ Groupe : Capitaine Crochet. ◦ Crédits images : Acydic (tumblr)
Anecdotes
Ici, parle un peu des habitudes de ton personnage, ses tics et manies, des anecdotes sur sa vie, des traits de son caractère... Bref, les petites trucs en plus de l'histoire, qu'on puisse le connaître un peu plus. Il en faudrait dix au minimum.
Pourquoi ce groupe ?
A vrai dire, pour Cassie, la vie parfois ne vaut pas la peine. Ou du moins, elle est loin d'être belle. Il faut arrêter de ne voir que de merveilleuses choses. La vie, elle est brute, sans coeur et impitoyable. Alors non, elle n'arrive pas à être optimiste. Elle essaye simplement de se laisser porter par le temps. Elle ne rêve plus. A quoi bon ? C'est pas comme si les miracles existaient tous les jours hein.
Qui se cache derrière l'écran ?
Pseudo/Prénom : chandelier. What a FaceÂge : Dix-huit ans, ça change pas ça héhé. ◦ Inventé, pré-lien ou scénario ? Inventé de ma tête pour une fois, je vous garantis rien du résultat du coup ArrowComment connais-tu le forum ? Bah, si je réponds Lulu ça va ? ◦ Qu'en penses-tu ? Je pense que si j'en suis à mon deuxième, ça répond à la question non ? What a FaceAcceptes-tu le doublon de prénom ? Non, c'est mon bébé, voilà. ◦ Un dernier mot :  hugPour le bottin :
Code:
<pr>Emma Watson</pr> → <a href="LIEN DE TON PROFIL"><psebt>Cassie Mercury</psebt></a>



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petit nouveau
ICI DEPUIS LE : 10/05/2016
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MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   Jeu 1 Sep 2016 - 20:07

« Hold on to me 'cause I'm a little unsteady »
C’est assez amusant comme certaines fois une vie change totalement de direction. C’est vrai, généralement, on nait et le destin a déjà tout prévu pour nous. Tu es né dans une famille pauvre, alors tu vas trimer, mais si tu nais dans une famille aisée, la vie sera toute belle tu verras. Pourtant, il y a toujours des choses pour tout bousculer, pour donner à chaque vie sa touche unique. La vie de Cassie était pourtant déjà toute tracée dans la tête de ses parents lorsqu’elle voit le jour un quatre juillet : Elle grandirait tranquillement et peut-être avec d’autres frères ou sœurs, elle entamera de grandes études, elle se marierait avec un beau jeune homme qui la mériterait et fonderait une magnifique petite famille. C’est un peu le rêve typique de tout parent me direz-vous. Certes. Pourtant la tête des parents Mercury, cela ne pouvait pas être autrement. Leur fille, tout comme leur aîné Matthew était vouée à de grandes choses. Pourtant, peut-être parce qu’elle était la dernière, ils furent moins exigeant avec elle. Parce qu’elle était la préférée ? Loin de là. Du moins, c’est comme ça que le ressentit Cassie. Elle avait l’impression d’être toujours dans l’ombre de son très cher grand frère. Matthew  a toujours été toujours vu comme le fils prodige, le fils parfait. Le fils prodigue presque. Pourtant, elle l’adorait son grand-frère, comme ses parents d’ailleurs. Mais certaines fois, Cassie aurait voulu hurler. Hurler juste pour hurler. Extérioriser toute cette frustration, cette jalousie. Mais elle se taisait souvent et restait assise sur sa chaise bien tranquillement, affichant toujours son éternel sourire. Non, pour elle tout irait mieux. Demain. Toujours. C’est ce qu’elle s’est toujours dit. Cela ira mieux demain, ce n’est qu’une phase. Sauf que même encore au lycée, la folie Matthew lui a coupé ses ailes. Oh, certes, grâce à son grand frère, elle n’eut aucune peine à se faire des amis, aller à de grosses fêtes en cachette. Oh non, ça c’était génial. Pourtant l’optimisme de Cassie fut remis de nombreuses fois en question. Son grand-frère, son merveilleux grand-frère trouvait toujours le moyen de lui faire de mauvaises blagues. Toujours. Ainsi, c’est assez drôle la façon que la vie a toujours de mettre du piquant, du mordant dans l’existence des humains. Un peu de douleur par-ci, un peu de larmes par-là. Oui c’est vraiment amusant. Pourtant, à ce moment-là, Cassie ne riait pas. C’était même tout le contraire. Elle exécrait presque Matthew de lui avoir fait ça. Pourquoi ? Elle n’en sut jamais trop rien. C’était sans doute sa façon bien à lui de lui montrer son affection. Peut-être ou peut-être pas. Mais en tout cas, il y avait surement une bonne raison. Mais à vrai dire, la jeune femme ne voulait pas savoir. Elle s’en fichait. Un fossé commençait à se creuser entre eux. Il s’agrandissait de jour en jour. Pourtant, on ne peut pas dire que les deux l’aient voulu. Eux qui étaient si complices plus jeunes malgré leur différence. Mais c’est ainsi. Le destin ne donne rarement de raisons, alors pourquoi se tuer à vouloir en trouver franchement ? Toujours est-il que rien n’allait entre le frère et la sœur Mercury. Rien. D’ailleurs, tout s’empira quand Matthew découvrit les persécutions pratiquées sur Cassie au lycée. L’animosité entre les deux s’intensifia. Ou du moins le fossé s’ouvrit un peu plus, les engouffrant presque. Il lui en voulait. Il lui en voulait de ne pas lui avoir parlé. Il aurait pu l’aider. Mais que voulez-vous ? Les deux étaient en conflit comment Cassie aurait pu lui confier ceci ? Matthew lui en veut mais il s’en veut aussi à lui-même. Il aurait pu la protéger. Vraiment. Mais ce qui était fait était fait. Et la vie continua. Peut-être trop vite. Bien vite, une connaissance se transforme en premier amour, en première fois, en première passion. L’amour les aveugle, les enveloppe, les protège, les prend sous son aile, et les rend vulnérable. Plus rien autour d’eux n’a d’importance. Pourtant, chacune fait attention. Et si cela viendrait à se savoir ? Elles n’avaient pas peur du quand-dira-t-on, mais plutôt de la réaction de leurs proches. Un peu comme un enfant qui rentre avec une mauvaise note. Cassie fait tout pour le cacher, parce que décevoir ses parents, c’est la pire chose au monde. C’est un sentiment qui crève le cœur, qui nous tue à petit feu. Parce que oui, avouer son homosexualité pour Cassie viendrait à décevoir ses parents, c’est du moins ce qu’elle pensait. Alors, elle est où cette jolie maison avec ce joli petit couple que formerait son futur mari et la jeune femme enceinte de leur premier enfant que ses parents avaient toujours eu dans la tête ? Passée, morte, enfouie, idyllique, utopique, illusoire. Alors le secret perdure, encore et encore. Peut-être trop longtemps. Pourtant, elles y croyaient toutes les deux vraiment. Dur comme fer comme on dit si bien. Alors elles s’aimaient en secret. Tranquillement, doucement, à leur rythme. Les autres n’étaient plus que désuets à leurs yeux amoureux. Elles voguaient silencieusement sur le lac de l’amour. Elles ne pensaient pas au lendemain. Il ne fallait pas. Elles préféraient profiter de chaque minute comme si c’était la dernière. Après tout, la vie est très courte et elles en avaient conscience. Leur bulle se réduisait à elles deux et cela leur allait. Elles s’aimaient tellement malgré leurs vingt ans. Chaque seconde écoulée n’effritait pas leur affection, comme la mer effrite une falaise. Non, leur amour grandissait de seconde en seconde. C’était comme si chacun redécouvrait l’autre à chaque regard. Pourtant, la vie doit rappeler à chaque être humain que le bonheur doit se mériter, que le bonheur est quelque chose à apprécier. Mais évidemment pour le sentir couler en nous, le malheur entre toujours par la même. L’amour n’use pas le bonheur, c’est le drame qui le fait. Ainsi, une vie peut basculer sur un rien, à cause d’une chose nommé malheur. Cela peut-être à cause d’un geste de trop, d’un mot de trop, d’un silence gêné. Ou d’une mauvaise décision. Le malheur guette les êtres vivants comme une lionne guette sa proie. Il reste tapis dans l’ombre jusqu’à nous sauter dessus, nous réduisant à l’état de miette, quand on se croit invincibles. Ainsi, Cassie se pensait immortel. Elles se pensaient immortels. Ivres de l’amour. Aveuglées peut-être. Pourtant, une phrase, une décision de trop vint tout détruire. Comme ça d’un claquement de doigts. Etait-ce voulu ? Etait-ce déjà écrit ? Personne ne le sait et personne ne le saura. La raison importe peu, la conséquence si. Ainsi, une seule et même phrase peut tout faire basculer comme ça, sans raison presque, avec un simple « J’ai envie de t’embrasser là, maintenant, dans ce bar ».

* * *

 Alors c'est comme ça maintenant. Les coups pleuvent et elle doit rester ainsi, à ne pas bouger comme si cette violence était une punition méritée. Elle doit courber l’échine et ne doit prononcer aucun mot. Non, elle n’en a pas le droit. Après tout, elle n’est pas normale. Elle est une erreur de la nature. La vie ne la mérite pas. Elle n’est qu’un vieux déchet bon à jeter. Non, elle n’est pas humaine. Ses sentiments sont justes illusoires. Son cœur ne peut battre. Tout est anormale chez elle. Après tout, cette punition elle l’a bien méritée non cette pourriture ? Punition. C’est qu’elle devait vivre tous les jours pour être ce qu’elle était. Elle n’avait aucun droit. La nature aurait dû l’éliminer à la naissance voyons. Pourtant, elle est bien là vivante. Alors elle doit payer. Encore et toujours. Ces coups sont mérités alors. Mais mérités pour quoi ? Parce qu’elle est ce qu’elle est et qu’elle ne cherche pas à se cacher ? Parce qu’elle a eu le malheur d'être née en étant programmée pour aimer les personnes de même sexe qu’elle ? Alors c'est ça maintenant la justice ? Sa simple existence en soit est remise en question juste à cause de ça. En fait, elle n’est rien. Elle n’est qu’un simple punching ball prête à se faire sauter la cervelle au détour d'un carrefour tard la nuit dans les rues d'un quartier homophobe américain, de Dublin. Ainsi va la logique. Être soi-même et on se fait tabasser. C’est comme ça. Pourtant, on ne peut pas dire que la soirée avait bien commencé. C’est vrai, les deux jeunes femmes étaient tranquillement en train de prendre un verre dans un bar animé. Qui aurait pu prédire ce qui allait suivre ? Personne. Pas même elles. Elles se pensaient en sécurité, invincibles presque. Pourtant ce n’était pas le cas. Cela ne le serait jamais. La vie le leur rappelle d’ailleurs assez bien brutalement. Méritaient-elles tout ça ? Devaient-elles simplement attendre que tout aille mieux ? Après tout, peut-être qu’ils avaient raison, leurs agresseurs ? Elles étaient des erreurs de la nature. Toutes ses stupides questions tournaient en boucle dans son esprit. Les coups fusaient et Cassie ne se protégeait plus. A quoi bon ? De toute façon, il sentait que probablement cette nuit serait la dernière. Le pays dans lequel elle vivait n'avait pas été finalement si présente comme elle le répétait souvent dans les spots publicitaires. Mensonges, salades. Pourtant qu'avait-elle fait ? Simplement était-elle sortie de l'établissement où elle avait fini ses cours avec sa petite amie pour ensuite aller boire un coup, pour simplement discuter et fêtait la vie mais bien vite, un baiser était survenu. Elles s’étaient senties à l’écart, dans leur bulle, dans ce bar, où la joie était le maître mot. Mais des connaissances, enfin si tels étaient réellement le nom qu’on peut leur donner, les avaient accostés lorsqu’elles avaient quitté l’endroit, l’air assez mesquin. Qu'avait-elle fait ? Sa petite amie avait tenté de calmer le jeu. Elle savait très bien que cela pouvait mal tourner, elle se devait juste de partir. C’était tout. Elles n’avaient que vingt ans, la vie devant elles, faire du mou n’était en aucun cas leur intention. Tout ce que voulaient ces mecs c’était à ce qu’elles courbent l'échine. Non, elle ne pouvait tout simplement pas. Ses parents ne l'avaient pas éduquée pour qu'elle finisse la tête baissée en passant devant les autres. Jamais. Elle ne voulait pas entrer en conflit mais elle n’était pas idiote pour autant. Elle ne voulait pas s’excuser pour ce qu’elle était. Et puis quoi encore ? Les premiers mots d'un de ces hommes résonnaient encore dans sa tête alors que ce dernier lui foutait son pied dans le ventre, lui faisant cracher du sang. « Alors les guignes » Ainsi elles étaient réduites à un simple mot, une simple appellation sans cœur, sans sentiments. Elles n'étaient en somme rien. Cela l'avait foutu hors d’elle, pourtant elle avait tenté de calmer le jeu. Elle avait réellement essayé. Mais à présent, face à ces trois hommes, qu’auraient-elles pu faire franchement ? Elles n'étaient rien encore une fois. Les coups pleuvaient encore. Elle distingua des voix. Sans doute celles rieuses de ses agresseurs. Sans aucun doute. Sa vision se floutait. Elle n’arrivait pas à voir si sa petite amie était toujours là. Le sang coulait sur son corps. Elle avait l’impression de n’être que douleur et tortue. Allez y tapez encore, elle n’a pas encore assez mal cette « guigne ». Pourtant, elle s’en fichait de ces coups. Tout ce qui lui importait, était que la fille qu’elle aimait n’ait rien. Elle l’espérait du moins. Elle aurait voulu hurler. Hurler pour hurler toute cette haine, cette colère. Pourtant, aucun mot ne sortait de sa bouche. Pas même de douleur. Non, ses agresseurs voulaient la voir souffrir, se tordre de douleur, mais elle ne leur donnerait pas ce plaisir-là. Ils pouvaient le frapper tant qu’ils voudraient, Cassie ne piperait mot. A vrai dire, elle ne se débattait même plus, à quoi bon ? Elle préférait attendre. Attendre quoi ? La mort. Peut-être. Ou du moins la fin. De toute façon, à quoi bon se débattre pour rien hein ? Même si une certaine douleur persistait, elle sentit que cela s'arrêtait. Était-ce fini ? Allaient-ils la laisser ainsi dans cette sombre rue aux regards d'ignorants et de peureux. Apparemment. Elle ferma les yeux, bercée par cette douleur entêtante. Le noir l’engloutissait doucement. Elle se laissait porter par les ténèbres. Se sentait-elle mieux ? Pas réellement. Tout autour d’elle n’était que poussière et obscurité. Seule, elle restait. Son univers tout en entier s’en était allé. Qu’adviendrait-il maintenant ? Seraient-elles, sa petite amie et elle, simplement deux simples corps laissées dans la rue, gisant sans vie ? Serait-ce la fin d’un livre ou simplement la fin d’un chapitre ? Tout s’embrouillait dans sa tête, tout se brouillait. Elle ne savait que plus penser. Franchement, peut-être que c’était mieux ainsi. Tout s’arrêterait pour elle. Vingt ans et la vie s’en allait. C’était peut-être mieux ainsi, effectivement. Vivre une vie qui n’en valait pas la peine était plus fatiguant qu’autre chose. Peut-être que lâcher prise pour une fois aurait du bon ? Il fallait simplement s’endormir pour de bon. Disparaitre. Être rien pour retourner à l’état de rien. C’était peut-être un bon plan non ? Ces abrutis avaient peut-être raison ? Mère nature l’éliminait pour son bien, pour son anormalité. Tout le monde s’en porterait peut-être mieux : Ses parents, son frère. Tous. Ce passage à tabac était peut-être une seconde chance de se racheter après tout non ? Non. Au fond, Cassie savait qu’elle devait se battre. De toutes ses forces, quoi qu’il advienne. Elle devait se battre pour sa famille, pour sa petite amie. Pour elle. Elle était qui elle était et personne ne devait la faire douter d’elle-même. Pas même cette bande de lâches. Elle ne devait s’excuser d’aimer les femmes. Elle était ce qu’elle était. Qui étaient-ils tous à vouloir lui donner des torts ? Personne. Ils n’étaient rien. Ce n’était pas Cassie la poussière. C’était eux, tous autant qu’ils étaient. Ils n’avaient pas le droit de s’inviter dans sa vie par la force. Non en aucun cas. Chacun avait droit à sa part de vie, de bonheur et de joie. Pourquoi elle, une homosexuelle, n’y aurait-il pas le droit franchement ? Ses pensées se dirigèrent vers sa petite amie. Pourvu qu’elle n’ait rien. Vraiment. Elle pourrait donner sa vie pour elle. Elle l’aimait tellement. Si seulement, si seulement … Les ténèbres l’engloutirent complètement.

* * *

La première chose que vit Cassie en ouvrant les yeux ce fut ce blanc immaculé, ce blanc qui lui fit presque mal aux yeux. C’est fou comme certaines fois les humains aimaient se faire souffrir. Cette peinture utilisée dans tous les hôpitaux du monde était réellement une horreur. C’était un peu comme quand le matin, on se réveille avec la lumière du soleil en pleine tête : Eblouissant et parfait pour un mal de crâne. C’était un peu le cas pour Cassie. Néanmoins, il ne lui fallut pas longtemps à ce que ses yeux longtemps fermés ne se réhabitue à la lumière ambiante. Pourtant, elle les referma presque aussitôt. La première pensée qui lui vint à l’esprit fut à propos de l’endroit. Où était-elle ? Les souvenirs semblèrent se refuser à elle comme si son cerveau voulait tout lui cacher pour la préserver. Néanmoins, cela ne fut pas le cas longtemps. Effectivement, bien vite des flashs lui survinrent, d’innombrables lambeaux de réminiscences s’imposèrent à elle. Elle en eut presque le tournis. Cela la frappa en pleine figure comme jamais. Ce sont généralement les mauvais souvenirs qui surgissent les plus rapidement, à croire que le malheur s’accroche à nous désespérément. Cassie en fut presque étourdie. Tous ces bouts de souvenirs qui lui tombaient dessus sans prévenir étaient réellement surprenants. Et déstabilisants. Se souvenant ainsi de tout, toutes ses pensées allèrent directement à sa petite amie. Allait-elle bien ? Se trouvait-elle à ses côtés sans qu’elle ne s’en rende compte ? Elle voulait à tout prix savoir. C’était presque vital pour elle. Réellement. C’est étonnant comme certaines fois, on croit que dans nos têtes ces pensées durent des heures entières, pourtant, elles ne durent que quelques secondes à peine. Ainsi, Cassie n’avait pas encore pris toute l’ampleur de son état et du monde qui l’entourait. D’ailleurs elle sentait peu à peu la sensation de ses membres revenir. Quel sentiment désagréable d’ailleurs. C’était un peu se réveiller après une éternité de sommeil, ou après un choc douloureux. Elle finit par enfin bouger la main. Enfin, du moins comme elle le put. En effet, une masse encore indéterminée avait élue domicile sa paume. Elle fronça légèrement les sourcils et ouvrit tant bien que mal les paupières. La lumière des abat-jours lui devint de suite moins agressive et supportable. « Cassie ! »  Satané mal de crâne. Cette voix, pourtant si familière, semblait émaner d’un gouffre bien plus profond que ceux du Kilimandjaro. Elle tourna la tête de quelques millimètres, et découvrit la source. Son frère. Bien évidemment. La voilà la chose bizarre qui écrasait presque sa fine main, c’était celle de son frère. Néanmoins, il est vrai que la surprise fut presque plus forte sur les traits de la jeune adolescente. Que faisait-il là ? Les deux n’avaient jamais été en très bons rapports, tantôt compétiteurs, tantôt chamailleurs, l’amour vache les unissait comme jamais. Ainsi, le retrouver là devant elle à son chevet, était un peu se retrouver sur la Lune devant des singes parlant. C’était totalement… Impossible. Ou du moins, n’aurait-elle pu le concevoir. « Matt’ … » s’entendit-elle dire. Sa bouche était sèche et les syllabes semblaient avoir fait la guerre. Depuis combien de temps était-elle ici ? « Chut… Ne te fatigues pas à parler, Cass’. »  Tranquillisa doucement son grand frère. Avait-il vu son désespoir dans ses yeux ? Sans aucun doute. Pourtant, Cassie préféra s’entêter. Comme toujours. Les benjamins n’étaient pas faits pour transgresser les règles de leurs aînés ? Bien évidemment que si. « On est où... Là ? » A vrai dire, elle le savait très bien. Elle n’était pas réellement idiote. Il n’existait pas trente-six endroits où les murs étaient blancs à en vomir, où les lits étaient aussi sécurisés qu’il en était impossible à en sortir tout seul, et où enfin les fils jonchaient le corps des hommes. Oui, elle le savait très bien. Pourtant, les humains préfèrent bien vite se voiler la face. Nier était sans aucun doute le meilleur moyen pour échapper à une situation dont on ne veut pas. « A l’hôpital. Tu… Nous as fait une vraie peur bleue tu sais.. ? » Finit-il alors par dire, presque désolé. Nous ? Parlait-il de leur famille ? De leurs parents ? Oh tout se confondait dans sa tête. Un capharnaüm aurait dit certains. Pour tout réflexe, la jolie brune tourna la tête vers les autres sièges disposés dans la salle tous vides. Aussi vides que le désert du Sahara. Elle leur avait fait une peur bleue ? A bon entendeur du moins. La voix de son frère s’éleva à nouveau comme s’il avait deviné les pensées sombres qui habitaient sa petite sœur. « Ils sont à la cafétéria. Ils mangent je suppose. Ils n’ont pas bougé d’ici depuis deux jours. » Cassie acquiesça doucement. Tout à coup, elle voulait simplement dormir. Les paroles de son frère semblaient presque funéraires. Ses parents savaient pour elle. Pour ce qu’elle était. Matthew le savait aussi d’ailleurs. Pourtant, ces mots auraient du tranquilliser la jeune femme. Ils auraient dû néanmoins. En effet, le jeune homme lui avait fait part de la présence de leurs parents. Mais étaient-ils réellement là ? Après tout, il aurait très bien pu lui dire ça pour simplement lui faire plaisir. Pourtant, elle n’était pas dupe. Ce genre de sujet n’avait jamais été réellement évoqué entre eux. Comme si le moindre sujet de dispute était à éviter dans cette famille. Ou peut-être simplement parce qu’il y avait déjà assez de conflits entre le frère et la sœur, sans en rajouter avec d’autres problèmes mineurs. Mineurs. Tout était relatif. Qu’adviendrait-il par la suite ? Cassie avait déjà vu de nombreux reportages sur le refus, l’abandon et autres choses de ce genre. Cela la tétanisait presque. Elle savait très bien comment les autres réagissaient face à l’homosexualité, elle ne l’avait que trop subi, d’où sa place à l’hôpital à l’heure d’aujourd’hui. Elle était totalement effrayée de l’avenir. Ce séjour à l’hôpital ne devrait jamais se finir. Elle ne voulait pas affronter la suite. C’était trop… Dur. Elle n’avait fait que de se cacher jusque-là, se battre était bien trop inutile selon elle. Le silence régnait entre les deux. Ils en avaient presque l’habitude. Cela faisait presque des années qu’ils n’avaient pas tenus un réel discours sans se chamailler. C’était presque nouveau pour eux. Cassie ne serait d’ailleurs pas celle qui briserait ce silence. Et puis pour dire quoi ? Elle n’avait jamais réellement rien à dire. Enfin du moins pas quelque chose qui les mettrait soit mal à l’aise tous les deux, soit en colère. « Depuis… Quand tu le sais, Cassie ? Enfin… Je veux dire que tu aimes les autres filles ? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? Si ces imbéciles t’embêtaient encore j’aurais pu faire quelque chose... Tu aurais dû m’en parler ! » Ca y est la discussion tant redoutée pointait le bout de son nez. La jeune fille secoua alors doucement de la tête. « Tu le savais Matthew. Tu l’as toujours su. Et puis savoir qu’elle était la source, qu’est-ce que cela aurait changée ? Elles n’ont pas arrêté après tes menaces. Alors à quoi bon ? Ce qui est fait est fait. Il n’y a rien à dire de plus. » Finit par articuler la jeune fille. Elle était lasse. Son frère avait toujours su pour ses ‘persécutions’ collégiales et lycéennes, ce n’était pas nouveau. Il avait d’ailleurs fait quelque chose une fois. Pourtant, rien n’avait changé. Cassie s’était tue et le gouffre s’était encore renforcé entre le frère et la sœur. Alors à quoi bon ? Elle en avait marre de toujours se réfugier derrière quelqu’un. Elle avait affronté ça toute seule, comme une grande. Enfin, elle avait plutôt subi ça toute seule. C’était déjà pas mal non ? « J’aurais pu t’aider, Cassie. C’est tout. » Répéta-t-il. « Je sais que depuis quelques années, nous n’avons pas été réellement très proches tous les deux, mais… Je reste ton frère, Cass. Si des imbéciles de leur genre te faisaient la misère, tu aurais dû m’en parler encore ! » S’obstina-t-il. Cassie ferma alors doucement les yeux quelques secondes, cherchant presque ses mots. « Je suppose que c’est le rôle d’un grand frère de protéger sa petite sœur non ? » Demanda-t-elle, très sérieuse. « C’est ce qui est dans l’ordre des choses oui. » acquiesça-t-il alors. A cette réponse, la jolie Cassie ne put s’empêcher de couler une larme. Alors pourquoi n’avait-il pas été là ces dernières années ? Pourquoi s’était-il obstiné à lui jouer des tours ridicules pour amuser ses potes hein ? Pourquoi avait-il fait tout ça ? Certes, Cassie n’avait rien dit, s’enfermant dans un mur de silence, mais n’était-ce pas son rôle de grand frère de voir que tout allait mal derrière son sourire brisé ? N’était-ce pas son rôle hein ? Sans s’en rendre réellement compte, la jeune fille fondit en larmes et bien vite, les bras de son cher Matthew vinrent doucement l’enserrer. Elle ne l’aurait probablement jamais avoué, mais elle avait besoin de son frère autant qu’elle avait besoin de ses parents. C’était indissociable tout ça. Elle laissa doucement échapper sa peine, et toute la pression qu’elle avait accumulée depuis quelques années. C’était tellement libérateur. Trop libérateur sans doute. Les larmes roulaient sur ses joues, lavant presque son âme de toute cette noirceur. « Tout ira bien, Cassie, je le promets. » entendit-elle alors doucement son frère dire. Oui tout irait bien. Elle le savait. Tout ne pourrait pas mieux aller à vrai dire. Elle était tellement bas qu’elle ne pouvait que prendre l’échelle qui l’amènerait vers le haut. Elle se serra un peu plus fort contre son frère. Elle serait plus forte à présent. Elle le sentait. Rien ne pourrait l’atteindre. Ou presque.

* * *

underconstruction.



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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 19/04/2016
MESSAGES : 1034
MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   Dim 4 Sep 2016 - 18:57

Reuh bienvenue chez toi rainbow avec la sublime Emma moh excellent choix bave et puis le pseudo, autant le prénom et surtout le nom god


Δ WITH YOUR LOVE, NOBODY CAN DRAG ME DOWN
And yeah I’ve let you use me from the day that we first met but I’m not done yet falling for you fool’s gold © signature by anaëlle.
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Peter Pan
ICI DEPUIS LE : 27/05/2016
MESSAGES : 237
MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   Lun 5 Sep 2016 - 11:56

Reeeeee huhu hug
Il va falloir qu'on se trouve un lien avec ta nouvelle bouille siffle keur



She's afraid to love you
A dangerous plan, just this time, a stranger's hand clutched in mine. I'll take this chance, so call me blind, I've been waiting all my life, Please don't scar this young heart, just take my hand... Even though we may be hopeless hearts just passing through, every bone screaming I don't know what we should do, all I know is, darling, I was made for loving you.
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petit nouveau
ICI DEPUIS LE : 10/05/2016
MESSAGES : 68
MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   Lun 5 Sep 2016 - 13:26

Alexis, oh merci à tooi, t'es chou. hug

Delilah, ouais, effectivement, faudra se trouver ça aha. huhu



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Fée Clochette
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MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   Mar 6 Sep 2016 - 11:40

qu'elle est bonne cette là bave
re-bienvenue chez toi leche
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MessageSujet: Re: young and beautiful. (cassie)   

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young and beautiful. (cassie)

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