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 Delilah | People fall in love in mysterious ways

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Peter Pan
ICI DEPUIS LE : 27/05/2016
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MessageSujet: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Ven 27 Mai 2016 - 15:12

Delilah Allistair Buckley
Informations du personnage
Nom : Le nom de Buckley lui est assez indifférent, elle n'est pas spécialement attachée à sa famille. Il marque malgré tout son appartenance à l'Irlande. ◦ Prénom(s) : Hey there Delilah est son hymne, elle est assez fière de porter ce prénom qui lui correspond si bien. Son deuxième prénom, Allistair, était la lubie de son père. Peut-être voulait-il un autre garçon, allez savoir. Dans la vie courante, on l'appelle souvent Dee, ou Deli, même si ce dernier est moins courant. ◦ Âge : Vingt-huit ans mais on lui dit parfois qu'elle fait moins, sans doute parce qu'elle sourit à tout, à la vie, à croire que c'est inhabituel pour son âge. ◦ Date et lieu de naissance : A jamais enfant de Dublin, elle est née en plein hiver, un trois février, en 1988. ◦ Nationalité et origines : De nationalité irlandaise, pratiquement toutes les branches de sa famille viennent de ces terres. Il reste pourtant quelques résidus suédois dans son sang, qui expliquent peut-être sa peau pâle. ◦ Métier/études : Ecrivain, elle a à son actif cinq romans, dont deux best-sellers. Elle a une certaine notoriété dans le milieu, dont elle est fière mais dont elle ne se vante pas outre mesure. ◦ Statut marital : Elle préfère le terme libre comme l'air, plutôt que célibataire, puisque ce dernier laisse penser qu'elle attend quelqu'un. Hors ce n'est absolument pas le cas. Libre, et très bien comme ça. ◦ Orientation sexuelle : It's raining men, Halelujah ! Les hommes, les hommes, les hommes. Ce n'est pas qu'elle est totalement fermée, au contraire, mais elle n'a jamais été tentée par une femme, pas une seule fois. Alors, elle se considère comme hétéro.Groupe : Second star to the right, and straight till morning !, elle ne sera jamais rien d'autre que Peter PanCrédits images : Anaelle (ava) Emma-Stone-Daily (gifs)
Anecdotes
001. Voyage, Voyage. Elle aime voyager, elle a ça dans le sang, petit pigeon voyageur. Elle a déjà vu quelques pays, ayant désormais les moyens de s'exiler à l'autre bout du monde. Elle a vu les Etats-Unis, particulièrement la côte ouest qu'elle apprécie pour son soleil et sa chaleur. Elle a retrouvé ses origines lointaines en visitant la Suède, puis la Norvège, pays nordiques et froids qu'elle apprécie tout autant. Elle a fait le tour du Royaume-Uni en voiture, accompagnée de son girls squad, road trip mémorable. Avec tout ce qu'elle a vu, son endroit préféré reste Paris, ville lumière, grande dame de fer.
002. Anyone Can Play Guitar. Elle a appris à jouer de la guitare il y a cinq ans parce qu'elle avait fait croire à son -désormais- ex qu'elle savait en jouer. Elle s'est montrée très déterminée dans ses leçons, jusqu'à avoir les doigts en compote. Alors qu'elle savait décemment jouer ce qu'elle appelle encore sa chanson, Hey there Delilah, elle l'a largué, parce qu'elle s'ennuyait bien trop. Typiquement Dee. Aujourd'hui, elle joue encore de temps en temps de la guitare.
003. Girls Just Wanna Have Fun. Elle aime faire la fête, elle aime danser, elle aime s'amuser. Elle sort très souvent, un peu trop pour être réellement raisonnable. Pourtant, elle ne boit pas si souvent, convaincue qu'elle peut s'éclater sans un litre d'alcool dans le sang. Elle est assez confiante pour se défouler sur une piste de danse sans un seul verre au compteur. D'ailleurs, la danse fait partie d'elle. Elle sait danser le rock, le Charleston -sa danse favorite-, la valse et le cha-cha-cha, ce qui la fait danser d'une drôle de façon lorsqu'elle sort en boîte. Bref, c'est une sacrée fêtarde qui ne perd aucune occasion de sortir.
004. I'm Looking for Freedom. Dee, c'est un oiseau libre. Elle ne supporte pas qu'on la tienne en cage, et quiconque a déjà essayé a découvert la furie qu'elle peut être. Personne ne lui dictera jamais quoi faire, même ses parents n'ont jamais réussi à la retenir. Peut-être que ça la rend un peu instable et difficile à suivre, elle n'a que très peu de limites et ne s'en pose aucune. Son credo, c'est de vivre, de vivre autant qu'elle le peut, tout ce qu'elle peut.
005. Hey, Brother. Elle a un frère, ou plutôt un demi-frère. Il a sept ans de plus qu'elle, ils ne sont pas de la même mère et ne s'entendent pas vraiment. C'est une petite blessure qu'elle cache parmi les éclats de rire, celle de ne jamais avoir été acceptée par son frère. Elle aurait bien voulu, à vrai dire. Son frère, son modèle sur Terre. Elle aurait bien voulu être la petite soeur toujours protégée par son aîné, mais ça n'a jamais été le cas. Il la regarde avec un certain dédain et, quelques années après la naissance de Dee, il a demandé à vivre exclusivement chez sa mère. Elle n'en parle jamais, de son demi-frère.
006. Ev'rybody Wants to be a Cat. Elle a un chat noir et gris qu'elle a appelé Berlioz en hommage aux Aristochats. Il lui ressemble énormément physiquement, si bien qu'on dirait sa réincarnation. Elle essaie même de lui apprendre à jouer du piano... Pas une grande réussite jusqu'à maintenant. En tout cas, elle l'adore, c'est son bébé, et l'amour de sa vie, comme elle le dit souvent. Elle a aménagé une pièce chez elle rien que pour lui, un petit coin de paradis pour chats. Parce qu'après tout, quand on a les moyens, autant en profiter, non ?
007. True Colors. Dee, elle cache beaucoup derrière ses sourires. C'est une boule d'angoisses. Elle a peur d'être abandonnée, elle a peur d'être seule. La solitude est sa pire ennemie. Elle est aussi extrêmement sensible, d'une façon que peu l'imaginent. Elle a terriblement peur d'être blessée, sachant déjà qu'elle aura des difficultés à s'en relever. Ce n'est pas pour rien qu'elle a un chat, qu'elle s'entoure de tous ses amis, et qu'elle fuit les grandes relations. C'est tellement plus facile de s'en remettre lorsqu'il n'y a pas grand-chose à pleurer. Elle a peur, Dee. Elle n'arrive pas à s'ouvrir sur ses blessures et on la fuit souvent pour ça. Elle rit, elle sourit, cette boule d'énergie, mais son coeur, souvent, saigne.
008. Sometimes I wanna call you but I know you won't be there. Le père de Dee est mort l'an dernier lors d'un accident de plongée. La dernière fois qu'elle l'a vu, elle lui a dit qu'elle le haïssait, et qu'elle ne voulait plus avoir affaire à lui. Son voeu a été exaucé, et elle le regrette amèrement. Elle ne l'a jamais avoué, mais elle adorait son père. Lorsqu'il est mort, elle a été anéantie, et depuis, elle a peur de l'eau et ne peut plus y remettre les pieds. Encore une blessure qu'elle cache et garde pour elle. Elle n'a même pas dit à tous ses amis qu'elle avait perdu son père, c'est dire. Son papa est mort, et elle le pleure encore.
009. I'll be there for you. Dee, elle pas mal d'amis, Dee, elle a toujours été populaire, sa personnalité solaire a toujours attiré les gens qui ont tendance à graviter autour d'elle. Oh, elle n'est pas tyrannique à la Blair Waldorf, bien au contraire. Elle a sa troupe, son girls squad, depuis le lycée. Elles ne se séparent que rarement et elle ne fait quasiment rien sans elles. Au fil des années, quelques-unes sont venues se rajouter, d'autres sont parties, mais au fond, il reste toujours les mêmes. Elle sait qu'elle peut toujours compter sur elles comme elles peuvent compter sur Dee.
010. Life in color. Elle change souvent de couleur de cheveux tantôt blonde, sa couleur de cheveux naturelle, tantôt rousse, tantôt brune. Une fois, elle a même tenté le rose pale, qui lui allait bien, mais qui a bousillé ses cheveux. Elle aime changer de tête de temps à autre, au gré de ses humeurs. Une semaine on peut la voir blonde, et la retrouver brune le lendemain. Ca montre aussi son instabilité, elle ne peut pas garder une même couleur de cheveux très longtemps.
011. She's a Fiery Way With Words. Elle a toujours aimé écrire, ça a toujours été son truc. Elle a commencé par des histoires d'enfants, puis a enchaîné sur des journaux intimes. A seize ans, elle a publié sa première nouvelle dans le journal local, elle était tellement fière. Elle s'est mise à écrire des romans peu après la majorité, jusque là cantonnée aux nouvelles, son premier roman a été un défi, qui lui a valu une première petite renommée. Elle a enchaîné par la suite et la voilà officiellement écrivain, un métier dont elle est fière. Elle écrit pour vivre, si ce n'est pas merveilleux. Elle écrit toujours sur sa vieille machine à écrire Underwood, que son grand-père lui a léguée. Elle trouve que le charme de cette écriture n'a aucun équivalent.
012. What if God was One of Us. Elle ne croit pas en Dieu, pas en la forme classique, en tout cas. Elle, elle croit en les mythes irlandais dans lesquels elle a baigné depuis son enfance. Si ça peut paraître étrange aux yeux du monde, pour elle, les nymphes, leprechauns et autres lutins et esprits sont bien plus crédibles qu'un Dieu qui dirigerait l'univers. Ces croyances, elle les partage avec sa mère, la seule qui comprend son point de vue à la perfection.
Pourquoi ce groupe ?
Dee, c'est une boule d'énergie, c'est le soleil, c'est les rires, c'est la joie. Elle n'a pas peur de croire en ses rêves et de les poursuivre jusqu'au bout du monde. Elle croit dur comme fer que la vie est belle quand on regarde un peu, quand on s'attarde sur la rosée. Ca n'a pourtant pas toujours été facile, mais jamais rien ni personne n'a encore réussi à lui faire dire que la vie est un gâchis. Elle est aussi insouciante qu'une enfant, et parfois même, un peu trop. Elle ne sait pas se poser, oiseau voyageur, elle étend ses ailes et vole au plus loin que le vent puisse la porter. C'est une enfant, dans le corps d'une femme.
Qui se cache derrière l'écran ?
Pseudo/Prénom : LA FONDA (non, pas Jane)Âge : 21 ans maintenant... ◦ Inventé, pré-lien ou scénario ? Inventé, toujours inventé. ◦ Comment connais-tu le forum ? facepalmQu'en penses-tu ? likeAcceptes-tu le doublon de prénom ? noUn dernier mot : fuck :tongue:Pour le bottin :
Code:
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Peter Pan
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MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Ven 27 Mai 2016 - 15:12

« Girl, tonight you look so pretty, yes you do, Times Square can't shine as bright as you »
☆ Cause there's no one to love her.
« Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi, qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... » La voix douce de sa mère berçait la petite blonde aux yeux de jade qu’elle était. Le Petit Prince était son livre préféré, un livre rempli de bonnes morales, un livre qu’elle garderait avec elle pour toujours. Elle serrait sa peluche renard fort contre son torse, en repensant à la journée qu’elle avait vécu, et au regard que son grand frère lui avait porté en quittant la maison, valise à la main, pour rejoindre la voiture de sa mère, l’inconnue aux cheveux bruns, belle et si gracieuse qu’elle n’avait pu retenir un oh admiratif en la découvrant sur le pas de la porte. Dans son lit de petite fille, son cœur saignait déjà. « Maman… Pourquoi Andrew il est parti ? Il ne nous aime plus ? Dis maman, j’ai fait quelque chose de mal ? » Du haut de ses six ans, Delilah avait compris que quelque chose n’allait pas. Sa mère referma doucement le livre et déposa un baiser sur le front de sa petite fille. « Mais non ma chérie, tu n’as rien fait de mal. Ce n’est pas de ta faute, d’accord ? » Elle passa une main tendre dans les cheveux blonds de Dee, et lui sourit, un sourire bienveillant et maternel face aux doutes de sa fille. « Allez, il est temps de dormir maintenant ! Enfile-toi sous les draps, princesse. » Elle aida la blondinette à s’enfoncer sous sa couette, alluma la veilleuse et embrassa une nouvelle fois sa fille. « Fais de beaux rêves ma chérie, le marchand de sable va bientôt passer, ne le rate pas ! » Elle caressa tendrement la joue de Delilah et s’éloigna. Arrivée sur le pas de la porte, elle se retourna et murmura un « bonne nuit » plein d’amour avant de fermer la porte, la laissant seule à ses rêveries.

Plus tard dans la soirée, elle entendit les voix de ses parents, en bas, qui paraissaient se disputer. C’était toujours l’erreur que faisaient les parents, de croire leur enfant endormi et de ressortir toute la colère et la rancœur le soir, en plein milieu du salon. Elle s’était levée discrètement et, comme toutes les petites filles curieuses, avait quitté sa chambre pour s’asseoir sur le palier, entre deux barreaux d’escalier, à écouter leur dispute d’une oreille discrète et attentive. « Elle croit déjà que tout est de sa faute, Henry, tu te rends compte ?! C’était son exemple, Andrew, elle l’adore, et voilà qu’il part ! Et pourquoi ?! Parce qu’il ne supporte pas l’idée que tu aies refait ta vie et que tu aies eu un autre enfant ! Delilah n’a rien demandé de tout ça, et elle en subit les conséquences ! » La petite blonde serra ses petits poings autour des barreaux, déjà blessée par ce qui venait d’être révélé. C’était donc bien ça, il ne l’aimait pas. Des larmes perlaient déjà aux coins de ses yeux lorsque son père répondit. « Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ?! J’ai perdu mon fils, dans tout ça, tu crois que ça me fait plaisir ?! » Le rire sarcastique de sa mère résonna dans la pièce et glaça le sang de la petite. « Ton fils ?! Mais tu n’as rien fait pour le retenir, ton fils ! Tu n’as rien fait pour lui expliquer la situation, pour lui montrer qu’il avait sa place, pour lui dire qu’il fallait accepter votre séparation, ton remariage, et la naissance de Delilah ! Tu n’as absolument rien fait pour qu’ils s’entendent, et maintenant ta fille va devoir vivre sans son grand frère, son modèle sur Terre, qui n’en a strictement rien à faire d’elle ! » Les mots étaient prononcés. Il n’en avait rien à faire. Jusque-là silencieuse, elle poussa un hurlement qui fit paniquer les deux adultes, avant de se mettre à pleurer comme les enfants le font si souvent. Les deux parents se lancèrent un regard, comprenant l’erreur qu’ils avaient faite, avant de se précipiter pour consoler la blondinette.

☆ Just because it burns doesn't mean you're gonna die.
Pour son anniversaire, elle avait décidé de se teindre en rousse, contre l’avis de sa mère et devant l’indifférence de son père, elle portait sa nouvelle couleur avec fierté. Toutes ses amies lui disaient que ça lui allait à merveille, qu’elles avaient presque peine à croire que le roux n’était pas sa couleur naturelle. Rousse, elle avait l’air moins terne, plus joyeuse, moins banale, et elle aimait ça. On la voyait, on la regardait. Ce n’était pas vraiment pour attirer l’attention de tout le monde, mais surtout celle de son frère. Son grand frère, désormais majeur et jeune adulte, plongé dans des études qu’elle ne comprenait pas. Elle n’était pas vraiment faite pour les études, Dee. Elle n’était pas bête pourtant, mais elle supportait mal l’enfermement d’une salle de classe. Elle admirait son frère de pouvoir rester assis sur une chaise tant d’heures par jour. A vrai dire, elle admirait son frère pour à peu près tout ce qu’il faisait, et malgré son indifférence à son égard, elle continuait de le chercher, comme un besoin constant de se sentir aimer par celui qui la méprisait tant. Elle ne le voyait pas souvent, Andrew, mais dès qu’elle le voyait, elle faisait tout pour attirer son attention, lui montrer ses progrès en classe, ses nouvelles réussites, camouflant ses échecs avec autant de discrétion que possible. Il venait à la maison ce week-end, pour son anniversaire. Elle n’avait vraiment compris pourquoi il s’évertuait à venir pour voir sa demi-sœur souffler une bougie de plus alors qu’il n’en avait pas grand-chose à faire d’elle, mais elle s’en moquait. Au moins, il était là. Samedi approchait, et elle rayonnait. Aussitôt Andrew arrivé, elle se précipita pour le saluer, toute heureuse de sa coloration, de l’air que ça lui donnait. Sa réaction ne fit que la décourager un peu plus. Il la jaugea un instant avec dédain, haussa un sourcil et croisa les bras avant de tourner les talons pour rejoindre la cuisine et leur père, remarque acerbe lancée en chemin. « Manquait plus que ça, une rousse. » Elle baissa la tête et réprima ses larmes en serrant les poings alors que personne ne regardait. Dee, elle pleurait toujours en secret, jamais devant les autres. Ses parents n’avaient jamais plus vu une larme de sa part depuis ce fameux soir, dix ans plus tôt. Il lui fallut un instant pour ravaler ses pleurs, elle patienta un peu plus encore pour faire disparaitre le teint rouge qui était apparu sur son nez sous l’émotion, puis elle reprit son sourire et rejoignit sa famille, désormais à table pour célébrer sa seizième année.

« Joyeux anniversaire Dee ! » crièrent les adolescents en cœur, dans la cour de récréation, le lundi suivant. Ils étaient tous là, ses amis, tous souriant, à attendre sa réaction qui ne tarda pas à venir : des éclats de rire qui la caractérisaient. Elle était un vrai rayon de soleil, Dee, et tout un monde semblait graviter autour d’elle sans qu’elle n’y soit vraiment pour quoi que ce soit. Peut-être que sa famille partait en lambeaux, mais au moins, elle avait ses amis. Elle n’était rien sans eux, elle qui se retrouvait terrorisée par l’idée d’être seule, pourtant toujours entourée, les avoir à ses côtés suffisait à la consoler du manque d’affection causé par Andrew. Elle n’en parlait jamais, de son demi-frère, beaucoup de ses amis ignoraient même son existence, comme une fragilité qu’elle gardait pour elle, un moyen de se protéger peut-être, ou un moyen d’espérer encore. Elle avait son groupe, sa troupe, et c’était sa famille la plus importante à ses yeux. Sa meilleure amie s’approcha, paquet à la main, grand sourire fier aux lèvres, tandis que les autres portaient encore des ballons sans se soucier des cours qu’ils pouvaient bien avoir. « On s’est tous un peu cotisé pour t’offrir ça, en espérant que ça te plaise. Comme tu aimes écrire, on s’est dit que tu pourrais l’utiliser pour ta prochaine nouvelle ! Allez, ouvre, Dee ! » Elle lui tendit le paquet et l’adolescente s’exécuta, ouvrant délicatement la boîte dans laquelle était enfermé un stylo plume, le plus beau qu’elle ait jamais tenu entre ses doigts. Il avait dû coûter cher, plus cher qu’elle n’aurait pu se le permettre seule. Elle admira la plume d’un œil émerveillé, si touchée qu’elle dût se retenir de verser quelques larmes, avant de relever le regard sur ses amis, ses perles. « Vous êtes complètement fous. Complètement fous… » Elle reposa les yeux sur l’objet et referma la boîte pour la serrer contre elle. « Merci, c’est le plus beau cadeau que j’ai eu de toute ma vie ! » Elle partit prendre tout le groupe dans ses bras, si émue que les mots lui manquaient. Elle avait une chance infinie d’être si bien entourée. Quelques mois plus tard, elle publiait sa première nouvelle dans le journal local, manuscrit écrit avec ce beau stylo, une fierté pour elle.

☆ You shoot me down but I won't fall I am titanium.
And more if we hit off. Et plus si affinité. Elle tenait le livre entre ses mains, une couverture impeccable, toute neuve, une couverture pas encore tout à fait finalisée, mais déjà merveilleuse pour elle. Son roman. Elle y avait mis tout son cœur, et n’en avait parlé à personne, hormis quelques amies. Elle avait tout juste vingt-et-un ans, et son roman avait été accepté dans une grande maison d’édition de la ville. Elle était si fière d’elle. « C’est un roman si bien construit qu’on ne croirait pas à un premier roman. » C’était ce qu’on lui avait dit. Il fallait dire que les personnages de son roman, elle les connaissait par cœur, comme des amis, comme une partie d’elle-même. Ils vivaient avec elle depuis des années déjà, avant qu’elle ne se décide à leur créer une réelle histoire, plus que dans ses courtes nouvelles qu’elle écrivait depuis la période du collège. Elle tenait entre ses mains sa plus belle réussite, en avant-première. Le roman sortirait d’ici quelques semaines, le temps de quelques rectifications pour s’assurer que le roman lui ressemblait. Elle avait si hâte de découvrir l’avis de ses amis sur l’histoire qu’elle avait écrite, qu’elle se retenait de ne pas les appeler pour tout leur dire avant l’heure. Seule dans son studio d’étudiante, elle sautillait sur place d’impatience. Elle avait tout ce qu’elle voulait, tout ce qu’elle aurait pu rêver, et savait qu’elle ne s’arrêterait pas là. Le premier roman terminé, elle préparait déjà son deuxième, d’un registre un peu différent, malgré l’histoire d’amour au premier plan. Elle écrivait l’amour sans en connaître les détails, un peu cœur de pierre quand il s’agissait de relation. Elle ne tenait jamais très longtemps avec la même personne, vite lassée ou désillusionnée, elle n’était encore jamais réellement tombée amoureuse, pas spécialement romantique non plus en apparence et pourtant, il paraissait que son roman faisait vibrer les cœurs. Une chose était certaine : elle avait une imagination débordante.

Quelques semaines plus tard, elle rassembla sa famille pour leur annoncer la nouvelle, romans à l’appui, un pour chacun. Elle en avait demandé expressément en quatre exemplaires, pour sa mère, son père, son frère et elle, espérant un peu naïvement que ce dernier serait pour une fois fier de l’appeler sa sœur. En grandissant, leur relation avait un peu évolué, assez pour qu’ils discutent de temps à autres, jamais assez pour qu’elle ait l’impression d’avoir un véritable frère. Quant à son père, plus elle avançait dans sa vie, plus il semblait s’éloigner. Il avait toujours préféré Andrew de toute façon, sans même vraiment s’en cacher. Ce roman, c’était une façon de dire qu’elle existait, une façon de hurler qu’elle pouvait elle aussi réussir, qu’elle était quelqu’un. Un repas de famille avait été organisé par sa mère, pourtant pas dans la confidence, mais c’était ce qu’elle faisait chaque fois que l’un d’eux disait qu’il avait quelque chose d’important à annoncer. Le repas s’était passé dans un silence pesant, seulement interrompu par les quelques tentatives de sa mère pour faire la conversation. Au dessert, alors que seuls les bruits d’aliments mastiqués se faisaient entendre, elle se leva et fouilla dans son sac pour trouver l’un des exemplaires terminés de son roman, souriant jusqu’aux oreilles par fierté, montrant la couverture à sa famille. « J’ai écrit un livre ! » Avait-elle annoncé simplement, comme si ce n’était pas déjà évident. Sa mère fut évidemment la première à réagir. « Oh mon dieu ! Mais tu n’as rien dit ! Oh ma chérie, c’est merveilleux ! » Elle se leva rapidement pour enlacer sa fille, fière elle aussi de sa réussite. Son frère hocha la tête, un petit sourire en coin pour dire qu’il approuvait, sans qu’un mot ne sorte de sa bouche. Elle avait l’habitude, et rien que ce sourire lui faisait plaisir, malgré la déception de ne recevoir aucune félicitation de sa part. Son père, lui, ne s’arrêta pas de manger son gâteau au chocolat, fronçant les sourcils comme si elle avait fait quelque chose de mal en l’interrompant. Sa mère, devant ce silence, tenta d’insister. « Henry, tu n’as rien à dire à ta fille ? » Il releva les yeux sur sa femme, puis les tourna en direction de sa fille, avala son morceau de gâteau, et prit finalement la parole. « Ecrire des histoires n’a rien d’extraordinaire, elle ferait mieux de se concentrer sur ses études, plutôt que de passer son temps à rêvasser comme elle le fait. » C’en fut trop pour Dee. Après des années de solitude au sein de sa famille, après des années passées à être ignorée par son frère, puis par son père, elle en avait assez. Elle baissa la tête, les yeux se remplissant de larmes, des larmes de rage, des larmes de désespoir, puis frappa la table à l’aide de son bouquin, lassée de se taire. « C’est vrai, pourquoi je perdrais mon temps à faire ce que j’aime ?! Ca t’a vachement réussi à toi, de suivre des études, quand on voit ta vie, hein ?! Regarde-toi ! Un premier mariage raté qui a bousillé ton fils, un second mariage tout autant raté qui l’a détruit un peu plus. Ah, au fait, au cas où tu l’aurais oublié, t’as eu une fille aussi, je sais pas si tu t’en aies rendu compte, t’étais un peu trop occupé à te soucier d’Andrew ! Andrew, d’ailleurs, merci d’avoir été un tel modèle pour moi, oh, merci de m’avoir apportée tout le soutien dont j’ai toujours eu besoin, vraiment… merci beaucoup pour cette vie de merde que tu m’as fait vivre ! » Elle ne comptait pas s’arrêter là, ayant déjà choqué toute la famille, elle ne fit que continuer, les larmes de colère dévalant sur son visage alors que son ton montait un peu plus. « Qu’est-ce que je vous ai fait, hein ?! Qu’est-ce qui n’était pas assez ?! Alors quoi, juste parce que je suis née, je suis coupable à vie ?! Mais je n’ai pas choisi de naître dans une famille pareille, moi ! » Enfin, son père réagissait. Il se leva et s’approcha d’elle pour la gifler, comme si ça allait calmer les choses. Un cri de choc de sa mère survint alors qu’Andrew s’était levé à son tour et que Delilah couvrait sa joue de sa main, brisée. « Je te déteste ! Je te déteste ! » Elle tourna alors les talons pour reprendre son sac et se diriger droit vers la sortie. Elle se tourna au dernier moment pour lui lancer une dernière remarque cinglante. « Regarde-moi bien, parce que c’est la dernière fois que tu me vois ! Je ne veux plus te voir, plus jamais ! Regarde-moi bien, je vais réussir, et je n’aurais même pas eu besoin de toi, et tu n’auras même pas réussi à me détruire. » Elle lança un dernier regard brûlant à son père et claque la porte de la maison familiale pour la dernière fois.

☆ So say Geronimo ! Say Geronimo !
Elle avait quitté Dean. Encore un qui ne tenait pas plus de trois mois. Elle l’aimait bien Dean, au début, c’était un type sympa, adorable même, artiste dans l’âme, musicien passionné, elle lui avait fait croire qu’elle savait jouer de la guitare pour entrer un peu dans son monde et pouvoir entrer dans son lit, au final. Elle avait passé des mois à s’acharner sur une guitare qu’elle avait achetée pour l’occasion, à en apprendre les accords, et quelques morceaux qu’elle aimait, Hey There Delilah était celle sur laquelle elle avait fini par le quitter. Elle s’ennuyait avec lui, comme avec tous les autres, trop active ou trop peureuse pour s’engager, toutes ses histoires finissaient de la sorte. A vingt-trois ans, elle n’avait eu aucune véritable relation, aucun grand amour, ni amour tout court, aucun coup de foudre, aucun papillon dans le ventre, juste une suite d’amusement, de petits baisers à la volée et de bonne nuit enlacés, elle vivait comme ça, Dee. Elle avait son girls squad, sa troupe, sa bande, avec qui elle avait déjà fait des choses assez incroyables pour séjourner dans ses romans. Elle adorait ses amies et vivait à travers elle, toujours pas guérie de sa peur de la solitude. Elle se sentait au sommet du monde, à l’apogée du bonheur, débarrassée des boulets qui la gênaient, son père n’était qu’une mention rayée dans son cœur, son frère la brûlait encore un peu, mais elle vivait avec cette blessure et la transformait en mots. Des romans, elle en avait écrit deux depuis son premier, un par an. And more if we hit off avait atteint le statut de bestseller, une éternelle fierté pour la jeune femme. Tout lui souriait, ou presque. Elle était heureuse, et elle le montrait, elle en jouait. Les fêtes ne s’arrêtaient jamais, les voyages non plus, elle profitait de la vie qui lui avait été offerte sans perdre de vue qu’elle avait une chance inouïe d’en être où elle était, si jeune.

Le prix littéraire irlandais, roman de l’année. A vingt-six ans, elle avait accompli l’exploit de se retrouver face à une foule l’applaudissant pour son dernier roman. Quelques années auparavant, elle ignorait même qu’il était possible d’être récompensé pour cela, et voilà qu’elle était sur l’estrade, un joli trophée pour la récompenser. Seule sa mère était venue l’applaudir, accompagnée des amies de Dee. Son père et son frère ne s’étaient pas déplacés pour elle, triste blessure qu’elle camouflait d’un sourire fier et conquérant. Un deuxième best-seller avait vu le jour sous sa plume, placé depuis plusieurs semaines en top des listes des romans les plus vendus. Le lendemain de la remise des prix, elle avait décidé d’organiser une fête improvisée dans le bar dansant qu’elle fréquentait habituellement avec ses amies. C’était sa tournée, et quelle tournée ! Il n’avait fallu que quelques verres pour qu’elle finisse pompette, chose assez rare pour la jeune femme. Au bout de quelques danses, elle retrouva vite le chemin du bar pour commander un autre verre de Gin Fizz, son cocktail favoris. Elle tourna un regard brouillé par l’alcool autour d’elle, et repéra une tête familière non loin d’elle. Où l’avait-il vu déjà ? Elle n'eut pas réellement le temps de se le remémorer qu'il venait déjà l'aborder. Son visage apparut comme un flash dans sa mémoire. Elle ne lui avait jamais parlé, pourtant, ne se souvenait même plus de son nom, mais elle l’avait déjà vu, du temps où elle étudiait l’art à l’université en attendant de trouver quelque chose de mieux à faire. Il avait toujours semblé en retrait, et pourtant, leurs regards se croisaient souvent, de mémoire. « AH ! La fac ! Ca fait tellement longteeeeemps ! » Elle avait trop bu, parlait trop, et son cerveau était trop embrouillé pour réfléchir correctement. A peine eut-elle eu le temps de se souvenir de lui que ses lèvres se retrouvaient plaquées sur celles du jeune homme, dont son nom lui était encore inconnu. L’avait-elle au moins su un jour ? Sans doute, mais l’information était passée au travers. Il devait être aussi soûl qu’elle pour la laisser faire de la sorte, ou peut-être avait-il simplement profité. Peu lui importait, elle ne le lâchait pas. Il était beau comme un prince, et embrassait comme un dieu. Ses yeux pétillaient d’une lueur particulière qui l’avait attirée, comme un papillon vers la lumière, comme le voulait la commune expression. Elle s’était bien vite accrochée à lui, ce semi-étranger, et, au bout de quelques minutes, quelques heures peut-être, ils avaient fini chez lui, l’un contre l’autre, pour une nuit qu’elle n’oublierait pas. Le lendemain, au réveil, la tête retournée, elle hésita entre l’envie de rester tout contre lui, et la peur que, si elle le faisait, la douleur d’apprendre qu’il avait oublié soit trop grande pour la supporter. Alors, à regret, elle se détourna de cet homme, Elijah, se rhabilla bien vite et sortit avant qu’il ne se réveille, comme une voleuse face à une aventure sans importance.

☆ We'll do whatever just to stay alive.
Elle n’avait pas parlé à son père depuis plus de six ans. Six années qu’elle avait passées à l’éviter, malgré les nombreuses demandes de sa mère. Elle n’avait jamais cédé, elle n’était jamais revenue sur sa parole, et voilà plus de six ans qu’elle ne l’avait pas même revu. Sa mère lui racontait quelques nouvelles, lui disait qu’il partait à l’aventure, ces derniers temps, qu’il découvrait le monde. Son aventure venait de s’arrêter, à quelques milliers de kilomètres de Dublin. Une piqûre de raie qui lui avait coûté la vie. Sa mère l’avait appelée en pleurs pour lui raconter les faits, et briser un peu plus son cœur. Son père était parti, et elle ne lui avait même pas dit adieu, elle ne lui avait pas parlé, elle ne lui avait même jamais dit à quel point elle l’aimait, l’avait aimé, et à quel point elle aurait voulu qu’ils soient proches. Elle n’avait jamais eu cette chance, et ne l’aurait plus jamais à présent. Sa mère au téléphone, elle en venait à s’effondrer avec elle, taisant ses larmes pour ne pas amplifier celles de sa mère, mais ne pouvant cacher sa peine. Son père était mort, et elle ne le reverrait plus jamais. Elle avait refusé d’assister à son enterrement, par honte, par peine, peut-être, croyant ne pas avoir sa place face au cercueil du père qu’elle avait laissé derrière elle. Quelques jours plus tard, Andrew était venu frapper à sa porte. « T’es vraiment égoïste, Dee, tu n’penses qu’à ta gueule ! T’as même pas réfléchi une seconde à ce que ça pourrait faire à ta mère de savoir que tu ne viendrais pas ?! T’as pensé à ce que papa pourrait bien ressentir, hein ?! » Elle savait qu’il avait raison, et n’avait pas la force de se battre pour se défendre. Sur le pas de la porte, il lui reprochait ses actions et elle se détourna, lui laissant le choix d’entrer ou non. A son grand étonnement, il ne s’arrêta pas là, son indifférence habituelle laissant place à une colère qu’elle avait bien peu vue. « Elle était seule, et elle enterrait son mari ! Elle aurait eu besoin de sa fille pour la soutenir ! Elle aurait eu besoin que tu restes avec elle après ça ! Mais non, t’es restée là à faire Dieu seul sait quoi simplement parce que t’as trop de fierté ou trop honte pour affronter le regard des autres alors que t’as laissé ton père crever sans lui adresser un mot en six putain d’années ! » Cette fois, il allait trop loin. Elle ne s’était jamais disputé avec son frère, jamais dans les cris, toujours dans le mépris. « Comme si t’en avais quelque chose à faire de ce que ma mère pouvait bien ressentir ! T’as jamais été de son côté que je sache ! Et en parlant d’abandon, qui est-ce qui est parti par égoïsme y a des années de ça ?! De nous deux, qui l’a abandonné le premier, hein ?! T’as fait de nos vies un enfer Andrew, alors ne viens pas vers moi en me reprochant tout ce que t’as fait bien avant moi ! » Elle ne le laissa pas continuer plus, le poussant jusqu’à la porte pour la lui refermer sur le nez, s’échouant sur le pan de mur le plus proche. Son père était mort et elle l’avait abandonné.

Il lui avait fallu plusieurs semaines avant de se rendre sur la tombe de son père. Elle n’avait parlé de sa mort à aucun de ses amis, et s’était simplement enfermée chez elle en prétextant bûcher sur son prochain roman, qu’elle avait en vérité laissé à l’abandon. Sa mère l’avait appelée au bout d’un temps pour lui demander de venir lui rendre visite, affirmant qu’elle avait des choses à lui montrer. Arrivée dans son ancienne demeure, son cœur se serra de culpabilité. Elle n’avait pas franchi le seuil de cette porte depuis plus de six ans. Sa mère la guida bien vite vers le bureau de son père, dans lequel elle avait préparé une boîte à son intention, qu’elle ouvrit avec appréhension. Elle ne s’attendait pas à trouver tous les romans qu’elle avait écrit à l’intérieur, des brochures de journaux qui parlaient d’elle, des photos de la cérémonie de sa remise du prix littéraire… Il avait tout gardé. Elle regarda sa mère sans comprendre, avant que celle-ci ne finisse par lui expliquer. « Tu sais… Il ne parlait pas beaucoup, ton père. Et il n’a jamais été très doué pour les grands gestes d’affection mais… Il t’aimait, et il était fier de toi. Il a seulement toujours voulu te pousser au plus loin. Il a acheté tous tes livres, et les a lus au moins une fois chacun, si ce n’est plus. Il en parlait autour de lui, il était fier de dire que tu étais sa fille. » Delilah ne prononça pas un mot, admirant toutes les preuves de la fierté de son père, les reliures abîmées par trop d’utilisation de ses romans, les papiers journaux surlignés, les cadres photos, tout était là, comme un petit trésor personnel et secret. Elle ne comprenait pas pourquoi il n’avait jamais rien dit, ni pourquoi sa mère s’était rendue complice de ce secret. Il n’y avait pas de lettre pour elle, pas un mot, pas un adieu, rien, seulement une preuve supplémentaire d’une mort qui était survenue bien trop tôt. Elle resta quelques minutes encore, et avant que les larmes ne recouvrent totalement son visage, elle repartit, emportant la boîte avec elle, et fila directement au cimetière où son père avait choisi d’être enterré. Elle s’agenouilla alors devant sa tombe, et ne prononça pas un mot. Loin d’être de ceux qui aimaient parler à une pierre, et ce malgré ses croyances, elle resta seulement là, à regarder le nom qui y était gravé, à pleurer tous les souvenirs et les discussions manqués. Elle ferma un instant les yeux lorsqu’une brise légère lui caressa le visage. Lorsqu’elle les rouvrit, elle était prête à avancer à nouveau.

☆ Hey there, Delilah, here's to you.
Elle avait à présent vingt-huit ans. Son dernier roman était sorti quelques mois auparavant, et avait été chaleureusement accueilli par la critique, un nouveau succès qui venait agrémenter sa carrière d’écrivain qui était bien loin de se terminer là. Cette histoire, elle l’avait secrètement dédiée à son père, dont seule la lettre H était mentionnée au début de l’ouvrage, pour tous ceux qui la connaissaient assez bien pour comprendre. Elle n’en parlait jamais, de son père, encore un sujet tabou, encore une blessure secrète qu’elle gardait soigneusement. Elle s’était lancée dans un nouveau projet, un nouveau défi pour elle, celui d’écrire un livre pour enfants, une histoire inventée par ses soins qui raviraient ces petits êtres d’avenir. Elle était heureuse, oui, elle souriait à la vie, elle avait une chance inouïe de vivre de ce qu’elle aimait. Elle avait parcouru un bout du monde, découvert quelques cultures et vu quelques merveilles, assez pour l’émerveiller un peu plus sur la richesse et la beauté de ce monde. Elle n’était jamais tombée amoureuse mais, pour compenser son manque affectif, avait adopté un chat, aussi gris que Berlioz, dont il avait hérité le nom. La trentaine approchait dangereusement mais elle ne s’en préoccupait pas outre mesure, elle vivait comme elle l’entendait, indépendante, joyeuse et fière, malgré tous les maux qu’elle pouvait bien cacher.



She's afraid to love you
A dangerous plan, just this time, a stranger's hand clutched in mine. I'll take this chance, so call me blind, I've been waiting all my life, Please don't scar this young heart, just take my hand... Even though we may be hopeless hearts just passing through, every bone screaming I don't know what we should do, all I know is, darling, I was made for loving you.
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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 19/04/2016
MESSAGES : 1034
MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Ven 27 Mai 2016 - 17:30

Reuh bienvenue chez toi la miss !! rainbow
Bon courage pour ta nouvelle fichette youpi


Δ WITH YOUR LOVE, NOBODY CAN DRAG ME DOWN
And yeah I’ve let you use me from the day that we first met but I’m not done yet falling for you fool’s gold © signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Ven 27 Mai 2016 - 20:38

REbienvenuuuuuuuuuuuue gué gué gué onfire onfire onfire gaah gaah gaah gaah gaah gaah gaah
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MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Ven 27 Mai 2016 - 21:49

Re, Re **
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MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Dim 29 Mai 2016 - 18:09

Re bienvenue siffle
Emma est tellement parfaite **
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Invité
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MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Dim 29 Mai 2016 - 19:09

JANE FONDA mdr huhu huhu
OMFG je rêve. Non tu n'as pas pris Emma. Non c'est un mirage. Non elle n'est pas la femme la plus belle de la terre. Non tu ne vas pas nous faire un super personnage. Non non. Mais si c'est quand même vrai, je veux le plus beau des liens, maintenant que je suis pleinement de retour **
genre une meilleure amie, une soeur cachée, une peluche ouais ouais inlove

Et rebienvenue aussi youpi youpi
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Fée Clochette
ICI DEPUIS LE : 29/04/2016
MESSAGES : 57
MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Dim 29 Mai 2016 - 20:30

Ce regard de fou... Ce sourire de fou... Ce style de fou... EMMA JE T'AIME !!!

ET C'EST MA MIENNE !!!! ** love inlove yipi

OMG Delijah je les aime déjà ! cat

Tellement hâte de lire ton histoire ! Et de commencer à RP. Et qu'ils se fassent des bisous et des câlins... Bref, grouuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille-toi !!!! gaah gaah gaah

(et accessoirement re-bienvenue ! mdr )
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Peter Pan
ICI DEPUIS LE : 19/04/2016
MESSAGES : 227
MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Mar 31 Mai 2016 - 17:02

Je suis pas passée par ici mé. T'es belle comme ça aussi et on ne change pas une équipe qui gagne avec Stonefield mdr.
Rebienvenue **


"better than words"
You drive me crazy, someone like you. Always be my baby. Best I ever had, hips don't lie. You make me wanna sss. One more night. Irreplaceable (yeah), crazy, we're crazy. ♛ by endlesslove.
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Peter Pan
ICI DEPUIS LE : 27/05/2016
MESSAGES : 237
MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Mar 31 Mai 2016 - 17:06

Merciiiii tout le mooooooooonde gaah love gp

Maggie, OUI ! Je dis OUI pour un beau lien entre ces deux-là love Aloha for the win siffle

Elijah, JE VIENS TE REJOINDRE VIIIIIIIITE huhu Réserve-moi une place au lit hein huhu siffle Pas de bêtise surtout huhu

Cillian, on ne m'enlèvera JAMAIS Stonefield siffle JAMAIS huhu gaah love



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Peter Pan
ICI DEPUIS LE : 27/05/2016
MESSAGES : 237
MessageSujet: Re: Delilah | People fall in love in mysterious ways   Mer 1 Juin 2016 - 23:22


#l'autovalidation siffle



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Delilah | People fall in love in mysterious ways

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